The Dawn of Eveything – Au commencement était…

David Graeber at David Wengrow ont écrit un livre “Transformateur”.

Au commencement c’était...”

Je l’ai lu en Anglais. Cela m’a amené à consacrer mon mois d’août, à plein temps à le lire, te le relire, ensuite l’étudier, à m’en imprégner, potassant dans les 83 pages de notes et les bon nombre 62 pages de bibliographie.

C’est du sérieux, du très sérieux

Recommandation

Je l’ai recommandé à mes enfants, leur envoyant un long mail explicatif pour les persuader d’y prêter attention

Pour moi, les auteurs offrent au monde une raison de croire à le métamorphose que Edgard Morin juge possible et inévitable dans “la Voie” et dont Didier Debaise et Isabelle Stengers tracent les contours possibles dans un article magnifique “An ecomogy of trust? Consenting to a pluralist Universe” (élaboration de leur article en français “Résister à l’amincissement du monde“.

Il me faudra encore du temps pour en digérer toutes les conséquences, pour en “incarner” les enseignements, pour les mettre en pratique dans ce qu’il me reste à vivre.

Longtemps j’espère, Morin est mon phare pour cela aussi.

En effet, ce genre de lecture demande de se débarrasser d’une bonne part de nos bagages (culturels, éducatifs et habitudes), “occidentaux” acquis.

Dois-je rappeler cette citation attribuée à Einstein

« La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent »

Mérites

C’est le mérite de Graeber (qui nous a quitté prématurément un mois après le finalisation de son livre) de Wengrow, Morin, Debaise et Stengers, d’avoir eu le courage et la détermination d’être sortis des voies tracées par un système de pensées et d’action Occidentale, qui ont mené l’humanité entière .

Une porte d’entrée

Difficile donc d’entrer dans ses matières. Finalement, par hasard, je rencontre cette interview enregistrée de David Wengrow par l’initiative “So Sweet Planet”

Le podcast, durée une heure”, est accessible en suivant ce lien https://www.youtube.com/watch?v=CXOHLm5yBxi

Un avant goût, repris du texte de présentation

David Graeber et David Wengrow se fixent l’objectif de « poser les bases pour une nouvelle histoire du monde ». Une histoire du monde selon laquelle les « bandes » de chasseurs-cueilleurs n’étaient pas – comme on l’imagine bien souvent – des entités sociales parfaitement égalitaires, mais des groupes dotés de consciences politiques et capables de choisir une forme d’organisation sociale adaptée aux circonstances. Une histoire du monde selon laquelle l’humanité n’a pas vécu une Révolution agricole mais des milliers d’expérimentations de modes de cultures qui n’ont pas systématiquement aboutit à l’adoption de l’agriculture. Une histoire du monde dans laquelle il n’y a pas de fatalité, pas d’inexorable évolution vers les modes de domination contemporains. Les auteurs renversent les idées communément acceptées sur la nature humaine. Ils affirment que les hommes n’ont pas vécu dans des organisations égalitaires et bienveillantes avant d’adopter l’agriculture et d’« inventer » l’État. Que ce n’est pas parce que les humains ont toujours été capables de s’attaquer mutuellement, que la guerre a toujours existé. Que les hommes ne sont pas faits pour ne vivre qu’en petits groupes et que les larges communautés d’humains n’ont pas besoin d’être encadrées et contrôlées.

Je vous ai annoncé ce que je considère être “un évènement

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Letter to Dimitri; au Bonheur des Morts

Introduction

This is a letter to my son. Originally iIn French. English version is an adaped free translation, with more references

.https://www.academia.edu/81992497/Open_letter_to_Dimitri_Au_bonheur_des_Mort

The purpose is to very pragmatically relate a lived experience with ore academically elaborated ideas, which could potentially show the way to consenting to a pluralist Universe by means of applying an Ecology of Trust

The speculative undertaking is : Can we get insights by transforming an event, at first sight strictly personal, into a practical, speculative philosophic questioning of “what to do with what we ‘sensing” start to get ” over our heads»?

Many thanks to Vinciane Despret’s “Au Bonheur des Mort” who has inspired me greatly.

My dear Dimitri,

The text below your photo[1] was written by your sister Daphné.

It was broadcast around the world, via her Facebook account.

Your mom then relayed it; your brothers and sisters too … via their own social media networks.

It’s my turn now, and some days later. I needed this time to think deeply,


This is the link th the iull letter

https://www.academia.edu/81992497/Open_letter_to_Dimitri_Au_bonheur_des_Morts

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Edgar Morin writing in the second century of his life

I published this “article” on LinkedIn

https://www.linkedin.com/pulse/bonjour-edgar-morin-charles-van-der-haegen/?published=t

It precedes my wishes which will be in English too

It is entitled: Autour de la VIE et La MORT

It follows conversations around an article written by Edgar Morin. This is its content

Bonjour Edgar Morin

Un ami me signale votre article paru le 17 janvier de cette année

J’ai voulu y ajouter en commentaire ce qui suit. Il contient une version légèrement modifiée des son texte, par un frère avec qui j’avais partagé cet article.”

Il s’agit d’un des paragraphes originaux de Morin le quatrième à partir de la fin. Des esprits curieux découvriront la facétie que s’est permise mon frère, après une très belle promenade dialogique par rapport à ce qu’on peut attendre de l’année nouvelle

Les écrits d’Edgar Morin ont considérablement guidés ma vie.

Son dernier article, comme modifié par mon frère, ainsi que ses autres considérations guideront à coup sûr les 25 ans qui me restent à vivre.

Du moins si j’arrive à atteindre l’âge canonique de Morin, entré en bonne santé dans “son” nouveau siècle.

Je lui écrivais à la suite de cette tentative de commentaire:

Vous savez, ou ne savez pas, que votre “personne”, telle qu’elle s’est exprimé au cours de votre vie, relayée par tant de gens, et par l’ensemble vos écrits, de vos interviews et de vos conférences, ont ensemble “fertilisé” ma vie.

Vous avez démontré avoir donné un sens à votre vie, vous m’avez accompagné à essayer de donner du sens à la mienne

J’ai partagé votre dernier article avec un frère:

Voici comment il a facétieusement transformé votre paragraphe concernant “la subjectivité tiraillée” (4ième à partir de la fin) pour refléter l’état d’esprit que le partageais avec lui avant-hier, lors d’une de nos promenades fraternelles:

Texte modifié

“Notre subjectivité est donc tiraillée entre ses deux polarités : d’une part l’égocentrisme du moi-je et d’autre part la participation à un nous supérieur. Cette participation peut nous conduire à nous sacrifier pour quelque chose qui nous dépasse : nous faire mettre entre parenthèses le moi-je par amour pour les nôtres (parents, conjoints, enfants) ou par dévouement à sa communauté. Mais toute communion, toute communauté augmente la « force d’exister », « la puissance d’agir” (Spinoza) et refoule la tyrannie du moi-je.”

et je terminais la tentative de commentaire avec

“Je vous vous remercie pour ce que vous êtes, et vous exprimé toute ma gratitude d’avoir tant contribué au à mon “être” et à celui qui est toujours en devenir.

Je vous souhaite que 2022 vous apporte l’épanouissement de tous vos rêves”

A la suite de cette lecture, je me replongeais dans les écrits de Vinciane Despret, en particulier son “Au bonheur des Morts” et je lus cette très belle conversation publiée dans “Socio-Antropologie”

Voilà des matières qui me permettront de formuler mes vœux de circonstances pour les 25 prochaines années.

Années au cours desquelles j’aimerais “inspirer” et “catalyser” un renouveau éthique du “collectif Humain”, et à

“transmettre que le rôle, le devoir, le mandat des morts comme des vivants, c’est de persécuter ceux qui vivent, afin qu’ils fassent attention aux génerations futures,

comme l’écrit si joliment Vinciane Despret, en citant l’hypothèse formulée par l’américain Robert Harrison, dans la conversation citée

Du pain sur la planche, mes vœux, retardés, vont suivre d’ici quelques jours

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Bon Anniversaire Edgar Morin

Bonjour Edgar Morin ;

En ce jour de votre centenaire, je voudrais vous remercier, pour tout ce que vous m’avez donné.

Sans vous je n’aurais jamais pu poursuivre ma « voie ».

Votre autocritique m’a permis de résister à rester sapiens alors que tout me poussait vers la démence et l’idée de vengeance et de la mort

Hier j’ai passé une bonne partie de ma journée avec vous, à lire et penser les leçons de votre vie. Merci aussi à Sabah de vous avoir suggéré d’écrire ce livre. Il a éveillé en moi tant de lectures, tant d’autres parmi vos livres, qui m’ont tous orientés dans les moments critiques de ma vie

J’ai envoyé, dès qu’il est paru, la préface et l’introduction de de Nicolas Truong de l’édition spéciale que Le Monde vous consacré, à mes nombreux enfants, à mes frères et sœurs, ainsi qu’à d’autres amis, des complices actuels de ma vie.

Je viens de reprendre et de relire à l‘instant votre splendide article « Eloge de ma Métamorphose », paru dans les Cahiers de l’Herne, son N° Spécial 114, qui vous a été consacré.

Sa première phrase dit tout sur l’importance que vous représentez pour moi et pour le Monde :

« Quand un système est incapable des traiter ses problèmes vitaux, il se dégrade, se désintègre ou alors il est capable de susciter un méta-système à même de traiter ses problèmes : il se métamorphose. »

C’est comme un compagnon de route que je vous perçois, c’est ainsi ce que les lectures de vos très nombreux livres ont eu sur moi sur le cours de ma vie. Il représente si clairement le contexte de ma lutte actuelle dot vous avez inspiré de façon significative la « voie ».

J‘attends avec impatience de terminer ma journée, ce soir, sur Arte, en votre compagnie.

Je me suis organisé aujourd’hui pour passer ma journée en votre présence, en butinant dans et autour de vos nombreux écrits et conférences.

Vous semblez en très bonne santé. Mon merci va aussi à Sabah pour cela. J’espère que vous pourrez encore vivre ensemble suffisamment longtemps et vous convaincre : votre vie et vos combats n’ont pas été vains. Vous verrez encore des germes essentiels que vous avez semé éclore et se développer. Vous sentirez encore la possibilité d’une aube nouvelle se lever sur la Condition Humaine, qui peut devenir enfin adulte, consciente d’elle-même, de ses possibilités et de ses limites, humblement et de façon civilisée se ranger à sa place dans le cosmos, voir la voie d’une évolution de notre espèce émerger qui affirmera sa raison d’être dans la sens de la Résurgence de la Vie

Je vous communique cette lettre via les réseaux sociaux. Merci Edgar Morin, pour les cadeaux offerts au Monde. Je les ai personnellement reçus cinq sur cinq, et je lutterai pour les diffuser et les réciproquer à qui veux bien les recevoir, si possible augmentes de la valeur ajoutée de ma propre vie

 Bon anniversaire encore, confraternellement dans l’amour de la Vie.

Charles

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These are my wishes for the decade that is beginning

Here are then are my wishes at the beginning of the third decade of the third millennium of our era. Weaved in a strange text, mimicking pointillist painters, putting forth a multiplicity of colored points (in my case ideas crossing my minds) and slowly seeing a representation of their feelings and emotions appear (in my case a concern, the analysis of its cause, a proposal to tackle them, and reaching out to others to commonly reach some achievement for the GOOD, the BEAUTY, and the JUST to all to emerge.

My concern is serious, my pondering written as a Dialogue with myself, originating from a life of roller coasting between hope and despair, in search of meaning whilst at the same time  desperate to see an increasingly meaningless living environment unfolding towards ever more catastrophe.

Anchored in Europe where I feel rooted family-wise. My direct family, composed over the past 50 years is an assembly from originating from 5 continents. It counts 29 individuals and has long functioned as a “tribe”. Since slightly over two decades now cracks are appearing there too, adding to my (our) concerns.

Since very young, except in the direct family of birth in first instance, and then in  the family we composed, I (we?) always felt being strangers in whichever tribes I interfered with, willingly or not.  As such, I always felt a refugee. As such the “refugee problem” has dominated out life.  It grew worse every day, as the result of the WEIRD hegemony having spread over a globalized world, entrapped in a self-perpetuating vicious spiral, possibly heading towards the destruction of much of human life on earth.

This, together with the Weird virus apparently affecting our cherished family too, pushed me, at the eve of this third decade, to retreat like an autistic, to reflect, decide, aiming at tracing a promising path to engage myself for the rest of my life.

These wishes enmeshed in its accompanying texts and hyperlinks are the result of this exercise.

Lastly, I ask for “cumprehension”, some “cum-sideration”, empathy, and foregivefullness for my writings (both form and content).

It is addressed to no particular tribe in particular. It is rather meant to be bridge-building exercise for everyone to crossover deep and rocky gorges. It is also conducted in my third learned language, as I tempt to reach-out to most.

About language, besides enlightened linguist and philosophers, every authentic artist is well aware how language can act like a “Pharmakon”: at the same time as a prison and a path to freedom and relationality (the “is it bad, is it good, I don’t know” of the Chinese parable of the old man and his horse is applicable here, as possibly generally).

It is meant to be received gratefully, as a well-intentioned gift, good for all. I hope it will.

Best wishes to you, best wishes to us all, best wishes to all and every Thing.

https://www.academia.edu/44965025/H17_Gift_Received_Gift_Reciprocated

January 24th, 2021

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Pré-voeux de fin de décennie pour les décennies suivantes

 

Je ne sais pas pourquoi “les choses” viennent à nous?

Pourquoi, en 1980, à Ferrières, au cours des vacances familiales annuelles dans les Ardennes (Belges)  j’ai dévoré les Mémoires de Jean Monnet (parues en 1976).

Pourquoi ce livre ne m’a jamais quitté?

Pourquoi j’y ai replongé, à fond, pour la seconde fois, 40 ans après, le samedi avant Noël de cette année, pour vous écrire ceci en cette veille de l’année 2020?

Je suis arrivé, au moment où j’écris,  à la page 340, sur les 615 que compte le livre…

Ma lecture est intensive, j’avance lentement, prenant le temps de tout comprendre, d’annoter, d’en recopier des extraits dans un petit cahier et en digitalisant d’autres extraits plus importants, qui résonnent en moi comme  particulièrement « actuels » …

Ainsi cet extrait ci-dessous, que je partage en avance de mes vœux de fin d’année, et qui restera valable pour les décennies à venir.

Bien entendu, avant de lire, il me semble qu’il y a lieu de comprendre d’abord  l’importance de Jean Monnet.

Pour cela, je pense que deux références suffisent:

Situation historique de l’extrait ci-dessous:

Ce passage brillant concerne les problèmes auxquels faisaient face Adenauer et Schuman, début 1950.

Le malentendu qui prit un cours tragique en janvier 1950 concernait le grand besoin de charbon Allemand dont la France avait crucialement besoin. La France dont la « diplomatie s’enfonçait dans les ornières du passé »

Cela amena même Adenauer à suggérer au journaliste américain Kingsbury Smith, en mars 1950, l’hypothèse suivante : « une union complète de la France et de l’Allemagne, la fusion de leurs économies, de leurs parlements, de leurs nationalités ». Cela fut très mal reçu en France, qui voyait toujours l’Allemagne comme un danger avec un avenir très incertain ? L’hypothèse était jugée invraisemblable.

L’extrait, trois pages, digitalisé du livre, les pages 338 à 340, n’est pas jointe. Béotien des réseaux sociaux je n’ai pas trouvé le “bon moyen”. Je réfère donc à un site où il a pu être repris: suivre ce lien. Sinon écrivez-moi: charlesvdh@gmail.com

Je termine en paraphrasant le sous-titre que Jean Monnet choisit de donner à ses mémoires, comme mes vœux à vous,  et comme un bel objectif à atteindre ensemble, dans les décennies qui viennent  :

« Nous ne coalisons pas les Etats, nous unissons des vivants[1] »

Je ne serais pas moi-même si je n’y ajouterais pas une citation.

Celle, ci-dessous, me parait très appropriée aujourd’hui ( son origine remonte à Goethe):

«A moins d’un vrai engagement, y a hésitation, un risque de se rétracter, toujours de l’inefficacité. Au sujet de tous actes d’initiative (et création) il y a une vérité élémentaire, dont l’ignorance tue d’innombrables idées et des plans magnifiques: Cette vérité est qu’à l’instant où l’on s’engage irréversiblement, la Providence se déplace aussi. Toutes sortes de choses arrivent à celui qui s’engage pour l’aider, qui n’auraient jamais eu lieu sans cela. Un flot d’évènement découlent de la décision, dirigeant vers celui qui la prend toutes sortes d’incidents imprévus, de rencontres et de soutiens matériels, que personne n’aurait rêvé rencontrer sur son chemin.
Quoique vous pouvez ou rêvez pouvoir faire, commencez-le.
L’audace génère du génie, du pouvoir et de la magie ”

Cette citation, offerte par W.H. Murray en hommage à la mémoire de David R. Brower 

(premier Juillet, 1912 – Novembre 5, 2000) figure sur sa tombe

Bonne fin d’année 2019, bonne fin de décennie, don début d’année 2010, que cette décennie qui commence et celles qui suivront soient à la hauteur des vos attentes les plus folles.

 

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Clumsily STAYING WITH THE TROUBLE towards an EVOLUTIONARY VISION

Dear Friends,

Two «epiphanies» in last few days (November 16th to 19th) are at the basis of this reflection.

  1. Situating this posting in context

Amidst the thinking about a fundamental reorienting my “crossroads announcement” is a good start. Recovering from 8 years of hardship.

Many readings, words and quotes have informed “thinking with” and pushed me to start moving.

The idiot’s Cry, is based on “thinking with” many authors (readings), encounters, and multifarious experiences[1]

Everyday words are appearing everywhere[2] and all the time? Yet aren’t they carrying ever new meanings, depending on the person using[i] them, provoking a sense of disarray, disputes often.

-Are we not very many to be perplexed and worried by the contradictions that life confronts us with, pushing us (consciously or not) to perceiving things in ever new ways.

Are we not increasingly facing ever growing uncertainty, unpredictability, insecurity, contradictory certainties often[3]  due to the multitude and nature of life’s “surprises”?

This phenomenon has probably been going on forever. Today it seems to intensity and it becomes destabilizing…: As if the very foundation of our living is shaken, disrupted.

Nothing is simple any more.  But yet we are caught with the idea that simplifying things is effective and efficient. We split and divide things up, in ever smaller entities, believing that it is the only possibility to keep track of things. And we organize, plan, and “control”, establish hierarchies, and structure, in a vain search for predictability and security, achieving the very contrary of what we intend.

May it be that this drive to simplicity is totally wrong-headed, counterproductive, misguided, and sorcerous?  May it be so wrong that it has provoked Gaïa’s intrusion?

Might it not have provoked the youth calling for Extinction Rebellion?

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What’s the future if even two farmers cannot agree to “compose” and solve minute disagreements?

How were we educated? How did we and are we educating our youth? What heritage are we leaving them?

What has prevented people from learning the “Process of Understanding”? Ii is freely available at the click of a mouse, the World over, in very many languages?

This ‘Process of Understanding’ is indeed what Edgar Morin describes so masterfully in Chapter 5 of his “Seven complex lessons for the Education for the Future”[4]?

Is it not high time to ‘thinking with’ him (and with so many others) about the very foundation[5] on which our (Western) education (and since “globalization” our life and the future of life on Earth) rests?

Wouldn’t it acquire even more sense if UNESCO’s booklet had been entitled “Seven Complex Lessons for living the Future (or for Being the Future)[ii]? Why did this initiative not open up our minds and hearts and learn us to live symbiotically as a species amongst many other species (living or not), composing respectfully and peacefully a sympoïetic way of living between ever more “modes of existence”[iii]

Let’s take a pause

What do we learn, how do we learn, and what do we achieve??

“Always learning, never getting it right”

Michael Thomson

How do we think? How to be effective?

“Think we must, we must think” and “stay with the trouble”.

Donna Haraway

 

“The Idiot’s Cry’s idea and purpose was to first start thinking with scientists. It was a speculative bet.

Two epiphanies are confirming that this intuition, albeit not representing the easiest path[6], might not be so misguided.  They are “additive” to the “Idiot’s Cry”.

They are evoked here to illustrate how new ways of relating, improving, stimulating can contribute to the task of changing the present “order of things”.

The present has evolved to block any and every creative evolution. It has increasingly made change “impossible”. Or not? Cannot, against all odds, this impossibility be altered and dissolved?

Is not this task and responsibility awaiting us. Breaking the spell:  yet starting bottom up, altering one by one every “thing” that goes against the grain of evolution. In order to become “other”, so that gradually but increasingly “common sense” emerges out of an ever greater diversity of modes of existence. “Common sense” so that even the “wickedest[7]” and most desperate situations, handled according to an evolutionary vision and cosmopolitical sympoïetic dynamics, can lead to the still invisible and incon

  1. The Evolutionary Vision[8]

 The first epiphany concerns manifold and insight provoking thoughts[9] hidden in a book edited by Erich Jantsch, covering the AAAS symposium ‘”The Evolutionary Vision: Toward a Unifying Paradigm of Physical, Biological, and Sociocultural Evolution”.

Attached a copy of (i) Ilya Prigogine’s “in memory” homage to Erich Jantsch, (2) Erich Jantsch’s Introduction and (3) his concluding remarks as these three sections appear in the book[10]

The wisdom and the scientific foundation of the “Evolutionary Vision of Life[11]” clearly shows nothing less than the “direction” and the “possibility” for succeeding in transforming many “wicked” situations into as many opportunities for dissolving them, transforming (metamorphosing) them, charting effective and dignified pathways capable of leading towards a dignified future.

Hereafter a few extracts, together with some comments as appetizers and encouragements for reading the full text in annex:

Erich Jantsch’s introduction Page 5,

“The ultimate importance of the Evolutionary vision lies not just in its power to unifying scientific thinking and stimulating a truly transdisciplinary approach, but also in the philosophy it expresses – a philosophy close to life and its creativity. The alienation of science from life, which, which has become a matter of growing concern, is out to be overcome by the evolution of science itself.”

Can this be read as a confirmation that “The Idiot’s Cry” was addressed to the right audience[12]?

On page 212, Erich Jantsch’s concluding remarks end with:

“A deeper understanding of the relations between the dynamics of the human mind and the dynamics of the socio-cultural reality – the evolution of the sociosphere and the noosphere – will also open up an entirely new perspective for the social sciences. A future theory of a creative and a evolving human world will take a fresh look at such phenomena as social and institutional change, value dynamics, competition and cooperation , conflicts, crises and revolutions (as potentially creative fluctuations furthering evolution); social and cultural pluralism and “symbiosis, and the “planetarization” of human interaction in a technological age.

It will do away with any “optimization” according to utility or other economic and static criteria and emphasize dynamic criteria instead.

It will realize the basic openness of evolution and that there are usually many ways into the future.

It will also emphasize active and creative responsibility over the currently popular passive “consumption” of human rights.

“Vaste Programme, Messieurs”, as Général de Gaulle used to say – but not with reference to the implementation of such vast change, but to the resistance against it

The evolutionary vision is itself a manifestation of evolution. The academic reward for its elaboration will not only be a new (or partly revived) natural philosophy or an improved understanding at all levels, but also an immense radical philosophy to guide us at a time of creative instability and major restructuration of the human world, of both the socio- and the noosphere.

With such an orientation, science will also become more realistic and meaningful for the concerns of human life. It will be not merely an end product of human creativity, but a key to its further unfolding in all domains.

This was written less than a year before Erich Jantsch premature death (December 1980).

What do we need more to undertake?

 It will sounds like music in the ears of those who are aware of Michael Thompson’s life work. He wrote his thesis and a book “Rubbish Theory” and actually published it in 1979. BUT the unbelievable fate of this book was to be banned at its release[v] by its very publisher (Oxford University Press in1979 ??? )

Erich Jantsch could not have known Michael, nor been aware of these circumstances. He would have understood them, since both of them their faced somewhat similar fates on a number of accounts – see next paragraph for Erich Jantsch’s? Can we think with this here? Had what Erich Jantsch was predicting not already “emerged” (…) [13]

Magoroh Maruyama wrote a eulogy for Erich Jantsch describing his “fate”[14]:

Jantsch succumbed at the age of 51 to the material and physical hardships that worsened progressively during the last decade of his prolific and still young life. This makes us realize again the harsh and brutal conditions of life some of the innovators must endure. … Let us face squarely the fact that Jantsch was given no paid academic job during a decade of his residence in Berkeley—a town considered to be a foremost spawning ground of scientific and philosophical innovations.” Jantsch penned his own epitaph: “Erich Jantsch died on __ in Berkeley after a painful illness. He was almost 52 and grateful for a very rich, beautiful and complete life. His ashes have been scattered over the sea, the cradle of evolution.”

No words here!

Jantsch’s Design for Evolution is described as “a seminal work on general evolution theory (GET)” by Ralph H. Abraham in “The Genesis of Complexity”. Synthesizes the Mind boggling “rhisomic” process and result and of 30 years transdisciplinary relating! 17 (on the web downloadable) very revealing pages about how GOOD science beyond boundaries achieves progress.

  1. Linking Additive Empirical Humanities and Evolutionary Vision?

The second epiphany, occurring almost synchronically with the first, came from Bruno Latour’s “The scientific Fables of an Empirical La Fontaine” attached. He wrote his powerful reflections as   a foreword to the English translation (2016) of Vinciane Despret’s breathtaking and path breaking book entitled “What Would Animals Sat If We Asked the Right Questions”[15]

Both epiphanies 1 and 2 come at the right time.  Is it because they were needed? Or the other way around? Is it the act of serendipity? Synchronicity?

Is it the speculative act of daring to reveal and exchange intuitions?

Is it not incredibly powerful when we allow ourselves to freely “think with” one another about our intuitions and take seriously what fellow Intuitors have to say (composing intuitions?)[16]? Unanswerable question? Is unanswerability characterizing the better questions?

Whatever the reason, this reading of some of Latour ideas is powerful, and complements wonderfully the meeting of minds with Erich Jantsch.

Let’s share his ideas in a mode of “not telling”, just citing some abstracts (and maybe sharing afterwards what resonates (now and later) in us reading them)[17]:

“You are about to read scientific fables, true ways of understanding how difficult it is to figure out what animals are up to”

This immediately brings following question into mind: what if we can dream of these fables also as novel ways of understanding what humans are up to?[18]

“Scientific Humanities: all the resources of science AND of the humanities put to work for understanding”[19]

How to integrate Alfred North Whiteheads quip in this perspective: “Not ignorance, bit ignorance of ignorance, is the dead of knowledge?” Is intuition knowledge? Can it be transformed into knowledge? How?

Follows a beautiful account of

”the way science distanced itself from alternative accounts of observations derived from totally different preoccupations and experiences of dealing with them”

How do these different preoccupations and experiences come by? : Empirical observations of Phenomena? Experiences? Ideas? Mores? What other preoccupations? Modes of existence?

“The way scientists claim to study in an objective, disinterested, and distant way (free from emotions, attitudes, and mores) to protect knowledge production from the pitfall of “anthropomorphism” leads to a humorous paradox:

“Only by creating highly artificial conditions of laboratory conditions of experimentation will you be freed from any artificial imposition of human values and beliefs onto them[20]

This paradox leads to the question:

“Is the fight against anthropomorphism so important that it should give way to “academocentrism[21]”?

 This is leading to the somewhat humorous rhetoric question:

“Is it not a little bizarre that naturalistic descriptions are supposed to be obtained by artifices, whereas the naturally occurring situations are considered a source of artificial fiction?”

Is there a punchier summary of science gone mad?

  • How can it come about that even scientists become boiling frogs?
  • Or are they just living “fatalistically”, reassured behind a “After me the flood”?

Is it Michael Thompson who can provide us the answer to this last question?

I believe Yes: With his “theory of plural rationalities” he describes fatalism as being one of the 5 ways of organizing and relating in the world (each being indissociable of the other 4 that his theory proposes)

My hope is the Michael and Isabelle Stengers  bridge the gap between their “worlds” end embark on a genuine “process of understanding” to develop new “proposals, about how hope new ways of thinking and relating can bring “further epiphanies” to clear the way to the metamorphosis Edgar Morin is hinting at and hoping for. My “intuition” and “situated experience” is indeed that Isabelle Stengers’ life work (leading to her “cosmopolitical proposal”), and Michael’s lifework (leading to his Theory of Plural Rationalities  – let’s qualify it here diplomatically as “speculative additive, empiristically  grounded, humanistic philosophical proposal), should both be taken and “thought with” together very seriously, with many others[22]. Hope can have many meanings:  maybe one of them is clumsily expressed in these wishes published in 2017.

These two rather clumsily formulated paragraphs may be getting some meaning, and introduce where Bruno Latour leads us to:

The subject of empirical philosophy.

He sees two main varieties of them:

“The Subtractive ones are interested in grounding their claims by decreasing the number of alternatives and limiting the number of voices: simplification by eliminating accounts and silence their storytellers.”

“The Additive ones are also interested in objective facts and in grounding their claims, but they like to add, complicate, specify, slow down, hesitate so as to multiply the voices that can be heard[23]. “

“Rather than purveyors of “either-or”, additive philosophers are great proponents of “and-and”[24]

Hence his conclusion:

 “Science debases itself when it argues from its success to eliminate other accounts”

Follows a few magnificent paragraphs that answer the question:

“How to be a consistent additive empiricist?[25]

The core of Latour’s response is expressed in following extracts:

“When you are an additive empiricist, it is all forms of subtraction that have to be resisted: eliminativism of those who wish to kick he amateurs out, but also eliminativism of those who wish to dream of bypassing science altogether – two forms of competing and complementary obscurantism”

“… moving from the question of anthropomorphism to the much more interesting one of “metamorphosis”[26]: by exploring the protean nature of what it means to be “animated”

  1. Towards wrapping up

Can we feel reassured that Erich Jantsch vision in section 2 , remains fully compatible with the most modern thinking of Latour and Vinciane Despret in section 3, and with what “The Idiot’s Cry” tries clumsily to express?

Can we remain aware of the immense gap that still needs to be overcome, for bridging it?

Can we become even more aware where current thinking and doing brought us to?

Can we become aware of what was already “known” in 1980 and why it remained hidden to us?

Can we become more aware also that the gap between what was done since and what was known since seems not to have shrunk, and that possibly this gap may even have widened.

Can our answers to these questions provide a measure of the task ahead?

Donna Haraway words “Staying with the Trouble” are intruding again (and it might convince us to read – again – her seminal book carrying the same title)

What has blinded us, lost us amidst false illusions, pushed us to laziness and fatalism, prevented us to perceiving the trouble ahead, retained us from taking a” fresh look at such phenomena as social and institutional change, value dynamics, competition and cooperation, conflicts, crises and revolutions (as potentially creative fluctuations furthering evolution); social and cultural pluralism and “symbiosis, and the “planetarization” of human interaction in a technological age”. (Erich Jantsch above)

Is it not about time that we awaken ourselves, that we get the measure of what lies waiting?

Don’t we have everything that is needed for us to take our responsibility, to start the immense task of “dissolving” the resistance we will have to face?

  • Can we compare this resistance to David facing Goliath the invincible?
  • Should we then not be well advised to follow David’s tactic to avoid defeat: changing the rules of the game without Goliath noticing it?
  • Can we maybe introduce some novelty, some humanity, some wisdom to David’s tactic; some new vision about the purpose of our undertaking: Can we add a new “surprising element” in David’s strategy?
  • Could that change our view of what a fight is all about?
    • What would we achieve if we were out to killing Goliath?
    • What would we achieve in rather converting him to think and act differently also, in changing the rules of the game also, infusing in him the Evolutionary Vision???

Can we think with this in new ways, with and between manifold situations, diversity and contradictory certainties, composing beyond the diversity of modes of existence?

Can this lead is to think and act in new ways, to “dissolve” the complex and wicked problems facing us, metamorphosing them into possibilities for metamorphoses?

  1. Following Up

Whilst the ideas herein stem from many scientific domains (but not only) it demonstrates how perversely the system in place has captured and keep enslaving the overwhelming majority of scientists and researchers in its sorcerers grip

Not only scientists: also a great many others, maybe everyone, everywhere, at any level, in the majority of “modes of existence” have been “infected“ by the “sorcery”

Many are the obstacles to overcome. Is not the first one for us to become aware of the chains enslaving us/the many/everyone? Should we find the ways to free ourselves, us, and others from these chains?

Isn‘t it the worse perversity of the sorcerers system’s workings to convince well meaning and sane people to willfully work at their own and their fellow human’s bereavement for the sole benefit of the sorcerer’s system to keep going, thereby destroying their and their offspring’s future[27]?

Two references here are sufficient to highlight the issue, enabling understanding, allowing to become aware of the depth of the issue, so as to allow “thinking with” others to find out how to transform and dissolve these perverse effects (both in singular individual situations and in general).

The first reference lies in David Graeber’s “Bullshit Jobs[28] »

The second in Philippe and Stengers description “minions – petites mains”: see Catastrophic Times (p 119)

  • If we are to envisage our role in the future as one of taking responsibility for helping the emergence of an “Evolutionary Vision”, in whichever capacity for each of us this responsibility will be taking place and may materialize,
  • If it is our ambition to reorient situations – for people, institutions, all living and non living beings (our cosmos), or the relationship between them – to evolve collaboratively (sympoietically), we will need to question impossibly wicked situations whose origin stem from wrongheaded thinking, systems and processes.
  • If we are to catalyzing situations to transition towards a healthy and responsible situation, alongside a civilized path, we may need to allow all to very practically bridge the divide that they/we are faced with.
  • We then need to prepare ourselves/them to face the Liminal experience of moving from our/their situated present towards our/their evolutionary vision of the future, along unknown paths.

We will need to mobilize attention, energy, time and resources for ourselves and everyone.

How to mobilize people who are often unaware of the capture that prevents them to devote the necessary time, attention, energy and resources to what could change their life and life in general, for the better? How to free them from their spell?

How to alter and dissolve the wicked situations the sorcerer’s system is putting well-meaning people into.  How to transform these situations (described by David Graeber and Pignarre & Stengers – and so many others)?

Is this not a precondition for the rest to follow and succeed?

How can the “cosmopolitical proposal” and the “Evolutionary Vision” provide guidance for thinking and acting in new ways, prevent falling into the trap of “doing the same thing over and again, hoping different results[29]? :

  • “Not to say what is, or what ought to be, but to provoke thought”;
  • “Work according to a process that requires no other verification than the way in which it is able to “slow down” reasoning and create an opportunity to arouse a slightly different awareness of the problems and situations mobilizing it”.
  • “Distinguishing thinking, action and purpose from issues of authority and “generality” currently articulated to the notion of “theory”, “dualistic thinking”, and “exclusion” by adopt instead a posture of additive speculative empiricism at the service of the common good[30].

This document is an unachieved draft that is meant to start “thinking with”, developing exchanges and conversations with/between a small selective core group of daring citizens.

20191125 Never doubt Margareth Mead

The document and the “thinkers” will vary “Sympoïetically.

Welcome!

Charles van der Haegen

charlesvdh@gmail.com

Following diocuments are part of this mail.

  • The Idiot’s Cry (Page 1) ,
  • Extracts from Erich Jatsch’s “The Evolutionary Vision” as mentioned (Page 3)
  • Bruno Latour’s Epilogue “The scientific Fables of an Empirical La Fontaine”  as menioned (Page 5)

They will be promptly sent upon request to the mail above.

Other referenced documents can be made available for interested readers.

Info about the author:

https://www.linkedin.com/in/charles-van-der-haegen-5854872/

https://www.linkedin.com/pulse/here-i-am-crossroads-you-see-benefit-can-team-partner-van-der-haegen/

References

[1] Some received my CRY. To many it was “available”. New readers, curious enough to go through a simple Google search, will have no difficulty in getting it. This Cry was kept purposefully somewhat hidden. Indeed it was written as a “clumsy speculative proposal” for “thinking with science dwellers”, on the academia.edu platform.

[2] news, quotes, pamphlets, articles, books television, movies, internet dwellings

[3] The core of the work of Michael Thompson: decision making under contradictory certainties DMCC.

[4] Together with 6 other mind boggling chapters. It came out 20 years ago and is since freely downloadable on UNESCO’s website, translated in many languages. What was its impact? It almost seems to be a “forgotten book”. Maybe it had to wait? Is it not an essential to guide enlightening people on their way to the future? Might its time have come? Why now?

[5] Presuppositions, paradigms

[6] “Ad Augusta per Angusta”. As I think and write words down they acquire new and ever deeper meanings.

[7] Wicked in Collins dictionary:You use wicked to describe someone or something that is very bad and deliberately harmful to people”. From Collins dictionary

[8]We are evolution, and we are to the extent of our power responsible for it” (Erich Jantsch see the attachment on page 4).

[9] I serendipitously (or is it synchronicity rather) bounced upon this book recently in my library. It was only (already?) in 2012 that I discovered Erich Jantsch’ book “The Self-Organizing Universe”, as Gunter attended me on its path-breaking Chapter 19 entitled “Ethics, Morality and Systems Management”. I probably then acquired “The Evolutionary Vision of Life”. It remained a sleeping princess for 7 years.

[10] It represents an invaluable summary 30 years transdisciplinary scientific thinking and research “at the outer edge”. A very Incredible scientists and philosophers of many different domains exchanged on this. Erich Jantsch has “digested” and condensed them into 14 very readable and fascinating pages. See also hereafter Ralph Abraham top of page 5

[11] Illustrating the incredible foundation of Isabelle Stengers life work as (very partially) condensed in her path breaking “Cosmopolitical Proposal”

[12] Which does not mean that is was correctly formulated, to attract the outliers there. A timely illustration of “always learning, never getting it right”

[13] Michael Thompson indeed precisely had started tackling the challenge that Erich Jantsch saw as “a necessary entirely new perspective for the social science”. After being first banned, Rubbish Theory came out later: first In Germany in 2005, then, in 2017 in English. And in between Michael’s mind-boggling and path-breaking “Dynamic and Non Linear Theory of Institutional Emergence and its Implication”, timidly came out in some (excellent at that time) but “outlier” publishing house under the title “Organising and Disorganising” (2008). I cite this book and its breakthroughs amply in my Cry: I am convinced we need to be thinking (and working) with Michael in any undertaking guided by the “Evolutionary Vision”. The predicaments Michael endured are a clear symptom of the power of resistance to change and explain why his ideas remained so far “either neglected”, or “considered ridiculous”, or increasingly becoming very “uncomfortable knowledge” and altogether banned in numerous ways to “reaching the stage”. It still remains outside of the vast majority of social scientist’s and philosophers intellectual and educational horizons.

Work ahead for us thus, opportunities ahead also. It should be easier today to follow through, as the “composing alchemy” has timidly started and is gaining results and traction. Still, a long and difficult road awaits us ahead as the subject implies a fundamentally different way to consider our very ‘being” on this World. See my second epiphany hereafter.

[14]  Magoroh Maruyama  and Ralph H. Abraham are cited in Wikipedia

[15] Surprisingly Available as a free download in its English version. For me her first path breaking book ‘Quand le Loup Habitera avec l’Agneau” is neither available in English, nor available second hand in print for a fortune!

[16] Not sure if the word existed, I found following “definition in a Google search on the term: I can live with the definition I found, albeit I see much more in the concept and its power than what it contains here:

Intuitor: (noun) a person with a passion for learning and innovating that is so strong it is often more powerful than the desire to eat, sleep, or seek personal wealth”

[17] Appealing the reader’s free reflections:  In black : the writer’s comments/insights, in blue Bruno Latour’s ideas (sometimes paraphrased for simplification – the original text is attached, so no harm and no “undue interpretation” can be claimed

[18] In the end, aren’t we animals also?

[19] Hinting at empirical observations of Phenomena? Experiences? Ideas? Mores? And what about intuitions?

[20] these experimentations

[21] Administrators and planners are often guilty of academocentrism, that is, they focus to such an extent on theories generated by their own logic and methodology that they fail to recognise the existence of other logics. In practice this can produce a much distorted view of social reality. The author illustrates how a truer picture can be obtained when the purpose of the researchers converges with that of the people in the community studied.

[22] I feel it is NOT the case for both, as they are still considered outliers. Does Isabelle Stengers not endure the same fate as Michael Thompson, Erich Jantsch and so many other innovators? In this case it may imply that a task lies ahead of us! More even, the additive exercise may comprise many other empirical oriented additive humanists cum scientists.

[23] In the fashion of William James: they want nothing but what comes from experience, and certainly don’t want less that experience

[24] Stengers and Despret: science debases itself when it argues from its success to eliminate other accounts

[25] Pages IX and X

 [26] Shape-changing: constantly trying to avoid ‘deanimating’ or ‘over-animating’ those beings with whom we constantly change shapes. Shape-changing is the English equivalent of metamorphosis. For French speaking readers Edgar Morin’s text “Eloge de la Métamorphose” in “Les Cahiers de l’Herne” is wonderfully inspiring (can be send it on request).

[27] This phenomenon is better described in the Idiot’s Cry

[28] After his monumental mind boggling book : “Debt : The first 5000 years”

[29] Einstein of course

[30] Words borrowed from Isabelle Stengers’ “Cosmopolitical Proposal”

[i] Those Writing and those reading them

[ii] Indeed, personally I have difficulties with the word “education”. It can lead us:

  • away from our responsibility to self-determine our (life-long) learning process,
  • away from being informed by what we encounter in life
  • away from the essential questions: the why, what and how we think about, decide, and act upon situations we face in life
  • away from the “always learning, never getting it right” of Michael Thompson and from “Experience is not what happens to you, but what you do with what happens to you” of Otto Scharmer

 

« La vie reconnaît comme penseurs ceux qui pensent leurs évidences, alors que penser est en rupture avec les évidences de la tribu » Edgar Morin

[iv] I am paraphrasing much of Edgar Morin’s paragraph in La Voie as quoted on page 18 of the Idiot’s Cry:

On every continent, in every nation, a whirlwind of creative activities, a multitude of local initiatives are happening. They are directed towards economic, or social, or political, or cognitive; or educational, or ethical, or live enforcing regeneration. (What should be connected is still isolated, separate, scattered).

These initiatives don’t know about each other, no administration count them, no political party takes account of them.

They represent however the breeding ground for the future. Salvation will originate from the ground.

They should be acknowledged, identified, registered, collected and combined into a variety of reform paths.

In each and in all, it is required to relate, improve, stimulate.

When jointly evolving, these multiple path-ways may combine to chart a new course, to alter and dissolve the one we are following, leading us to the yet still invisible and inconceivable Metamorphosis.

 

[v] See the unbelievable – yet so instructive story – of this banning in the idiot’s Cry bottom of page 3 and 4 in His “Rubbish Theory”. It was published in 1979 and faced a fate that mirrors its author’s. As the book was just being published, the editor in chief of Oxford University Press got a letter from a board member of his prestigious institution, a professor in economics, instructing him to “dump” the book. As the editor in chief refused, he got fired, and the book was indeed literally dumped (taken off Oxford University libraries and records, diffusion stopping immediately). Michael was even refused to recover his intellectual rights on the book. The book had to wait to be re-published in 2017 in English, with both an illuminating new introduction and new afterword, under the title “Rubbish Theory: The Creation and Destruction of Value”. Mindboggling: as this books fate compares to what its author and its lifework faced during much of his career: The same fate for him and for his “Theory of Plural Rationalities”[v]:  “Down and then Up”.

 

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Message to the many accomplices I have worked and dreamt with during the last 8 years

My decision to end ZERI.EU vzw and my involvement in the ZERI and Blue Economy Networks was publicly announced here and here.

The reactions I got were diverse, but some push me to correct an impression that touches me: reactions expressing concern that I can summarise as follows:

I hope you don’t abandon us. Please make sure your disagreement with Gunter doesn’t destabilize the difficult undertaking of our “experimenting” really breakthrough new ways of “entrepreneuring“.

I wanted here to reassure every “companion” with which I have been in touch.

My decision:

  • Does not mean that I am abandoning my engagement, and hope, and belief in a new World Order.
  • Does not mean I am abandoning the people and their initiatives (so many fantastic men and women) I happened to meet, work and dream with during the 8 years at the side of Gunter in Europe.

Those who engaged in good faith, for the common good, according to evolutionary ethics, in the hope to transform the world into the promise of a “Blue future” are absolutely essential to achieving a new World Order.

Yet, I want to stress the following: there are many other types of GOOD people and good initiatives outside your network (many many more actually are outside instead of inside). They are following other “virtual lines of flights”, which is more than OK.

They pithily remained separate (sometimes excluded) from what we did, and I found this ABSURD! Relating and cooperating, accepting differences, learning from them, sublimating them, should be the secret weapon for any future. The survival of the fittest is proven illusionary. Competition proved deadly even for life on earth. Both are absurdities of the Western promethean masculine mindset.

Edgar Morin describes what he sees as possible as follows (my translation):

On every continent, in every nation, a whirlwind of creative activities, a multitude of local initiatives are happening. They are directed towards economic, or social, or political, or cognitive; or educational, or ethical, or live enforcing regeneration. (What should be connected is still isolated, separate, scattered).

These initiatives don’t know about each other, no administration count them, no political party takes account of them.

They represent however the breeding ground for the future. Salvation will originate from the ground.

They should be acknowledged, identified, registered, collected and combined into a variety of reform paths.

In each and in all, it is required to relate, improve, stimulate.

When jointly evolving, these multiple path-ways may combine to chart a new course, to alter and dissolve the one we are following, leading us to the yet still invisible and inconceivable Metamorphosis.

 Good will, good ethics, good ideas, good intentions, good technologies, good business models are not enough though. Believing this has provoked, and will further provoke, rude awakenings.

It is for me irresponsible not to warn you about this. It is irresponsible not to plan to ensure that those who dare undertaking societal breakthroughs are not made conscious that this is not simple, not easy, not without danger. In a nutshell: Everyone should be warned before being incited to embarking on such deep change initiatives. They should all have been well equipped before they undertook. They should have been provided with fall-back possibilities to be able to recover from hardship on their road. I feel this is indispensible in order to put all chances to succeed on their side.

The absence of this is one of the key motives to my decision to part company with Gunter: a deep divergence to ensure that honest, ethically sound and entrepreneurial individuals (or collectives) are not lead to believe that things were simple. Ensuring that they would not be left alone and unprepared in starting change initiatives in this world where survival and success reveals to be a game of “Phishing for Phools” (written by two – distinct – Nobel Laureates Economy!!! – a must read) …

At every occasion I repeated my warning to Gunter, reminding him oh so often of Machiavelli’s words written 500 years ago in his book “The Prince” (Chapter 6):

It ought to be remembered that there is nothing more difficult to take in hand, more perilous to conduct, or more uncertain in its success, than to take the lead in the introduction of a new order of things. Because the innovator has for enemies all those who have done well under the old conditions and lukewarm defenders in those who may do well under the new. This coolness arises partly from fear of the opponents, who have the laws on their side, and partly from the incredulity of men, who do not readily believe in new things until they have had a long experience of them.

More was needed, much more than good ideas, than innovative technologies, than engaged and daring entrepreneurs, and much more than “conceptual” disruptive business models

What was lacking, in my opinion, according to what I saw happening in the course of my 8 years of discovery, was the quasi total absence of effectively questioning the “HOW”. “How” conducting innovation from idea to success, effectively, without losing your soul. This is probably the most dangerous, difficult and uncertain aspect of innovation entrepreneuring.

  • “How” to escape the fate of Phools, easy prey for capture (or sheer destruction) by Phisherman on the outlook?
  • “How” to escape the traps of the intractable enemies of the new order of things?
  • “How” to overcome the coolness of “lukewarm” defenders?
  • “How” to foster and embed individual activities into local ecologies of mutually balanced interdependent relationships
  • “How” to achieve this in a World that has lost the very spirit and practice of cooperation
  • “How” to remain permanently alert to “WHY” you do the things you do, and how. In Gandhi’s words  “How” to “Being the change you want to see in the world”

When the “how” is missing, you can expect the venom to appear, always, from the devil’s tail.

Life- and social sciences (taken very broadly) have caught up quite impressively with the “hard sciences”. Essential knowledge (the HOW) exists today to tackle the small and big problems of our time. It however remains unknown, excluded, untaught, barred from practice, aggressively castigated to protect vested interests.

I fared very badly in my 8 years of work with Gunter, am leaving abused, ruined, with scales falling from my eyes, but rich in experience. Otto Scharmer consoles me with his:

“Experience is not what happens to you, but what you do with what happens to you”

Unabated, I am now starting again, bringing with me on my voyage everything I had to abandon before joining ZERI. I am much richer of the experience, positive and negative, gained during these of 8 years.

One more warning: It is not alone I will go on. I am convinced that it is not one man not one ordinary citizen , and certainly not a grandfather that will succeed in trying to put into practice the visionary recommendations of Edgar Morin (see above page 1 and in “La Voie”)

 Acknowledging, identifying, registering, collecting and combining this multitude of initiatives into a variety of reform paths

Nor

Catalyzing them to relate, improve, and stimulate them to jointly evolve in multiple pathways  

It is a sort of “a creative re-invention of the practice of the commons”[1] that I have in mind. Many no doubt already exist. Hey should join together and transcend illusionary barriers. They may cease individual feelings of being abandoned, they may allow each and all to believe in one (our) selves and in one’s/our initiatives. Joining with the very many will enhance our efficacy without taking away our liberty.

Let’s believe that instead of separation we need and will create “inclusion”.

Let’s believe change will befall thanks to a pluriverse, a multifarious “ensemble” of rhizome-like dynamically interlinked initiatives to spread: individually small, situated, singular, local, autonomous, creative and free. All with the “common good” in mind, joined through a (Stengersian) common sense.

Spread all over the world, undertaken by well informed and aware individuals, very many of them, from all walks of life, from very diverse experiences and “modes of existence”, experimenting with the most diverse change initiatives in fundamental novel ways, engaged in

Learning individually and from each other and from the whole, by combining their singularities and openly collaborating and sharing experience, knowledge and know how“

Maybe then the metamorphosis envisioned by Edgar Morin, while seemingly infinitely far from probable, might be leading to an even more infinitely small possibility to come about.

The “ensemble” can become BIG: a world changer transforming this possibility into the probable.

Rest assured that personally I will do whatever I can to combine (1) my calling to contribute to this metamorphosis with (2) my duty to responsibly restore myself and my family from 8 years of hardship and (3) living long enough to die with a feeling that human’s capacity is awakened and on the road of a true daring, responsible and learning voyage.

About the former, you might want to  link to the wishes I published on my blog in January 2017: they are about Hope, when I was torn, then also, between hope and despair.

Ad Augusta per Augusta

Charles van der Haegen

vdhzeri@gmail.com

[1] Happy to « think with » anyone interested in this topic. My reference to start with would be a transcript of one of Sjoerd Van Tuinen’s short intervention on February 2017 in Kaaistudio Brussels, called “Good Sense and Common Sense – A Stengersian lesson on the PSR”. I can send it by mail in pdf form to any interested party.

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“Third Siders”​ as agents for peace?

I have many reasons to post this article/message NOW!

Please read this extract from Bill Ury’s TED Talk in 2017

“Almost 30 years ago, I was invited to South Africa to do negotiation work. I decided to take an extra month to spend time with the San Bushmen of the Kalahari to study how they resolve conflicts. I was interested in them because, until not long before, they’d lived as hunters and gatherers, the way of life humans had followed for 99 percent of our history. For hunting, the San use deadly poison arrows. So what do they do when tempers rise and conflict threatens to turn destructive? As I saw for myself, someone first goes and hides the poison arrows. Then everyone sits down in a circle and begin to talk and to listen, often for days on end. They don’t rest until together they’ve reached a resolution or, better yet, reconciliation. And if tempers are still hot, one of the parties is sent off to visit relatives for a few months to cool down.

I call this mechanism of community engagement in conflict the “third side,” and this system, I believe, is probably what has kept our species alive.

Transcript in 37 languages and video available here

Three main reasons of airing this NOW:

  1. Prior to joining ZERI, I was heavily involved with conflict resolution, mediation and reconciliation. I studied and practiced it, and in doing that I was “thinking with” Bill Ury. I had to abandon this practice to exclusively focus on ZERI. I will go back NOW to this practice, essential if a dignified civilization is to emerge. It starts with resolving my own conflict in a civilized way deemed “impossible” by many.
  2. I was asked in ZERI.EU vzw to be the watchdog of “ZERI’s ethics”. It was understood to be what Erich Jantsch called “evolutionary ethics”
  3. What happened to me yesterday was beyond what I thought possible: I was excluded from the twitter stream @myblueeconomy. Such a practice reminds me of the most extreme non civilized behaviours in the past and still increasingly happening today

Oh, I know what the consequences are of the “spell breaking capitalist sorcery“. I am also aware of its effect it may have on individuals.

“Third Side” roles (there are 10 of them) are there to help people overcome the spell facing them. This is what I call civilization. I believe even more today than yesterday. Believe we should, and thinking we must, we must learn to think again!!!

In these two days since the “announcement”, I experienced so much good will from members of the networks that I remain confident that we can go to the balcony together, and start acting from a highest level of consciousness, about how to evolve our “being in the world”.

Edgar Morin’s seven lessons are crucial today to anybody who is well intentioned to “be the change he wants to see in the World”

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About ZERI.EU vzw and my involvement with ZERI and Blue Economy

To whom it may concern

Grez-Doiceau September 3rd, 2019

I deeply regret to announce that I have decided to end ZERI.EU vzw, and my involvement in the ZERI and Blue Economy Networks.

There are many reasons that pushed me. It occurs after a long process of gradually discovering increasing divergences with Gunter on essential elements of our relationship, and inconsistencies that became unbridgeable on fundamental ethical, strategic, operational, institutional and financial matters. It is not by lack of efforts, from the very beginning on, to try to start “process of understanding[i]” with him. It remained vain.

It is not unsurprising also that my decision could only occur after I achieved my main objective, aimed at Gunter recovering the intellectual assets, the brands, the image and diverse other rights illegally appropriated by his former German associates, and forcing them to give up practices which were eroding his reputation and that of his initiatives. The last favourable judgment being handed down in March 2019 ended what had motivated the founding of  ZERI.EU vzw.

I feel deeply sorry for all the magnificent people who, during these 8 long years, enthusiastically shared the hope, and supported, trusted  and worked alongside me and ZERI.EU vzw.

We all believed, trusted and depended on Gunter’s promise to bring about the so needed change in the order of things in these catastrophic times.  The will to change is however not enough to bring it about. It needs real disruption, resistance and breakthroughs on multiple interrelated fronts. It requires  multifarious capacities and open and learning collaborations with many diverse others to bring about this change.

The chasm that has to be bridged is truly immense, between the existing order of things (that has brought the situation in the first pace) and the emergence of a radically different one that is capable of mitigating the catastrophe the world is facing.  Change in these circumstances requires more that shear will and good intentions, more than an above normal capacity to communicate and convince. It requires first and foremost (paraphrasing Gandhi): a disruptive change in yourself (in order to be the change what you want to see emerge in the World).

This situates the core of what increasingly devoured our friendship.

We came increasingly in ever deeper disagreements about the way he was thinking and acting. And outright opposition appeared when I felt having being instrumentalized (and ZERI.EU.vzw as well), discovering that, he might have changed course, and was secretly pursuing partisan, personal benefits, at the detriment of others.

Possibly this announcement can come as a surprise to the many that have seen us together, the many who devoted so many efforts and energy, most of the time purely benevolently, to the many who “believed” to the point of taking (sometimes important) personal risks.

I believe they all now deserve transparency. I am preparing a 3 page memo, explaining as factually as possible, what happened from my point of view.

I am happy to share this text, “personally and confidentially”. It is entitled “Why I felt obliged to wind up ZERI.EU vzw and end my collaboration with Gunter Pauli”. I will send this text to any well intentioned person who would require it.

Wholeheartedly,

Charles

Charles van der Haegen

vdhzeri@gmail.com

+32 494 62 63 73

I would not be myself if I didn’t add one or another quote, to think “with”.

The conclusion of  “The Ends of The World” written by Deborah Danowski and Eduardo Viveiros de Castro, concluding with Gilles Deleuze’s quoting Oswald de Andrade in “CONTROL AND BECOMING” Conversations 1977- 1990

What we most lack is belief in the world, we’ve quite lost the world, it’s been taken from us. If you believe in the world you precipitate events, however inconspicuous, that elude control, you engender new space-times, however small their surface or volume… Our ability to resist control, or our submission to it, has to be assessed at the level of our every move. We need both creativity and people (1995:176)

 

And this reflection from Chögyam Trungpa, in Cutting Through Spiritual Materialism

“Are the great spiritual teachings really advocating that we fight evil because we are on the side of light, the side of peace? Are they telling us to fight against that other ‘undesirable’ side, the bad and the black. That is a big question. If there is wisdom in the sacred teachings, there should not be any war. As long as a person is involved with warfare, trying to defend or attack, then his action is not sacred; it is mundane, dualistic, a battlefield situation.”

 

  1. Wildavsky “delving into dustbins” (review of rubbish theory times litterary supplemant 12June 1980 P 736

“Through it all, if one listens carefully, is the language of the rejected who are to rise again. Would it not be wonderful if the despised object, idea, person, or group, the rubbish heap of society, were to turn out to be its transformers, containing within their collective corpus the seeds of future regeneration? If what goes down can also come up in the world, all of a sudden, like falling up a social cliff”

 

Isabelle Stengers in the “Cosmopolitical Proposal[ii]” starts it text with these two questions:

How can we present a proposal intended not to say what is, or what ought to be, but to provoke thought, a proposal that requires no other verification that the way in which it is able to “slow down” reasoning and create an opportunity to arouse a slightly different awareness of the problems and situations mobilizing us?

How can this proposal be distinguished from the issiues of authority and generality currently articulated to the notion of “theory”?

 

And last but not least his extract from Lao Tzu,  Tao Teh Ching, ahead of the fundamental Chapter 16 entitled “Ethics, Morality and System Management” in Erich Jantsch’s magistral book: “The Self-Organizing Universe”[iii],

When all the world recognizes beauty as beauty, this in itself is ugliness.

When all the world recognizes good as good, this in itself is evil.

 

[i] Edgar Morin writing for Unesco : “Sevent Complex Lessons in Education for the Future” Charper 6, (freely downloadable at https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000117740. A must read, it is really a passport to the future, that I also take with me to reflect on and get integrated into my being in the World

[ii] The cosmopolitical proposal is to be found following this link https://balkanexpresss.files.wordpress.com/2013/09/stengersthe-cosmopolitcal-proposal.pdf

[iii] This chapter and this book was recommended to me by Gunter at the beginning of involvement with ZERI .

Can be downloaded today here

https://fr.scribd.com/document/164688128/JANTSCH-The-Self-Organizing-Universe

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Best Wishes for 2017

Dear Friends,

I see tall the wishes wishes flowing to me… and obviously I want to send mine too…

Now I must admit that I still don’t quite know how to express sincere wishes to my beloved friends in these extraordinary times in which I feel myself torn between hope and despair.

Some speak about an age of disruption. I know that disruption is very necessary indeed, but I see so many suffering although “real” disruption did’nt happen yet. It is vain to predict or otherwise forebode what lies ahead of us…

What to say,whilst remaining  honest with you, and with myself…

As I was procrastinating the words of my friend Esa Saarinen came up to me:

“Philosophy is a state of fermentation a process without a final outcome”

 Ok, my procrastinating was just fermentation! And I know from the new science of life, that we don’t measure our actions against outcomes but against the process we follow to act…

Normal then that I am still “fermenting” how to live a GOOD life, at the service of the whole and of my cherished family. I know “there is no final outcome”. And no outcome, no roadmap… just a journey in and towards the unknown.

That brought me to remember the words of William the Silent. Around 1500 he is famous saying: “One needs not hope to undertake, nor succeed to persevere”.

He was already in process philisosophy right?

When I am “fermenting” I keep on reading, digging in old text and dicovering new ones…

I am still in this process, yet I need to send my wishes…NOW!

So I decided to share Vaclav Havel’s book “Living in Truth” and his speech at the 1995 Future of Hope Conference in Hiroshima. He qualifies Hope as:

 “…hope is not something to be found in external indications simply when a course of action may turn out well, nor is it something I have no reason to feel when it is obvious that nothing will turn out well. Again and again, I realized that hope is above all a state of mind, and that as such we either have it, or we don’t, quite independently of the state of affairs immediately around us. Hope is simply an existential phenomenon which has nothing to do with predicting the future. Everything may appear to us in its darkest colours, and yet for some mysterious reason we do not lose hope. On the other hand, everything may be turning out just as we would like, and yet for no less mysterious reason hope may suddenly desert us. Clearly, this type of hope is related to the very feeling that life has meaning and as long as we feel that it does, we have a reason to live. If we lose this feeling, we have only two alternatives: either we take our own life, or we choose the more usual way, that of merely surviving, vegetating, remaining in this world only because we happen to be there already.” (Full text can be sent on request)

Dear Friend, this is the closest I have come to share with you my best wishes for 2017, for you and your familily…It does me GOOD to write this to you, I hope it does GOOD to you.

Wholeheartedly,

Charles

Experience is not what happens to us – but what we do with what happens to us

Otto Scharmer

 

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Message reçu à l’instant d’un Ami

Ce texte croisé aujourd’hui est entré en résonance avec ce que tu me disais hier.

Je le partage, sans autre intention que de te dire combien je soutiens ton intention et ton audace.

Lettre d’Antoine de Saint-Exupéry, 30 juillet 1944.

Son avion se fera abattre au large de Marseille le 31 juillet 1944, au lendemain de la rédaction de cette lettre.

Extrait:

“(…) Ainsi sommes-nous enfin libres.

On nous a coupé les bras et les jambes, puis on nous a laissé libres de marcher.

Mais je hais cette époque où l’homme devient, sous un totalitarisme universel, bétail doux, poli et tranquille.

On nous fait prendre ça pour un progrès moral !

Ce que je hais dans le marxisme, c’est le totalitarisme à quoi il conduit. L’homme y est défini comme producteur et consommateur, le problème essentiel étant celui de la distribution.

Ce que je hais dans le nazisme, c’est le totalitarisme à quoi il prétend par son essence même. On fait défiler les ouvriers de la Ruhr devant un Van Gogh, un Cézanne et un chromo. Ils votent naturellement pour le chromo. Voilà la vérité du peuple ! On boucle solidement dans un camp de concentration les candidats Cézanne, les candidats Van Gogh, tous les grands non-conformistes, et l’on alimente en chromos un bétail soumis.

Mais où vont les États-Unis et où allons-nous, nous aussi, à cette époque de fonctionnariat universel ? L’homme robot, l’homme termite, l’homme oscillant du travail à la chaîne système Bedeau à la belote. L’homme châtré de tout son pouvoir créateur, et qui ne sait même plus, du fond de son village, créer une danse ni une chanson. L’homme que l’on alimente en culture de confection, en culture standard comme on alimente les bœufs en foin.

C’est cela l’homme d’aujourd’hui.

De ce que j’ai aimé, que restera-t-il ? (…) Nous aurons de parfaits instruments de musique, distribués en grande série, mais où sera le musicien ?

Si je suis tué en guerre, je m’en moque bien. Ou si je subis une crise de rage de ces sortes de torpilles volantes qui n’ont plus rien à voir avec le vol et font du pilote parmi ses boutons et ses cadrans une sorte de chef comptable.

Mais si je rentre vivant de ce « job nécessaire et ingrat », il ne se posera pour moi qu’un problème : que peut-on, que faut-il dire aux hommes ?”


ANTOINE DE SAINT-EXUPÉRY, 30 juillet 1944.

Merci l’ami, tu me donnes du coeur à l’ouvrage, illumines ma journée et m’emplis d’espoir, de détermination, et ma vie de sens

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Partage d’expérience de lectures

Kondiaronck à l’oeuvre parmi les siens : https://en.wikipedia.org/wiki/Kondiarock

Version en cours d’élaboration

David Graeber et David Wengrow ont écrit un livre “Transformateur” “Au Commencement Était.

Je l’ai lu en Anglais. Un peu comme un autiste, j’y ai consacrer la totalité de mon temps, énergie et attention, depuis fin juillet jusqu’à aujourd’hui, à plein temps

A lire, et à relire, marqueurs à la main, m’imprégnant du sens des intentions, des sentiments, des messages cachés derrière le texte des auteurs. J’ai cherché une compréhension maximale du tout ET des parties, ouvert à ce qu’il éveillait en moi, et potentiellement chez d’autres.

A la recherche, avec une attention toute particulière aux parties les plus “confrontant”, à l’encontre du « bon sens » ambiant.

J’ai essayé de comprendre ce qui a poussé les auteurs à écrire ce monument apparu tel un phénix dans l’histoire du Monde. Il intervient même au moment d’une bifurcation cruciale de son devenir.

M’appliquant à suivre dans mon exploration la méthode (dic cur hic) si chère à Leibniz.

Monument / Phénix : 661 pages (notes comprises) + 67 pages de bibliographie

Cela m’a amené à approfondir un bon nombre de références et de découvrir des liens multiples, souvent nouveaux pour moi, avec des expériences et des lectures antérieures.

Cela m’a poussé à des relectures (Notamment un autre OPUS majeurs, celui de David Graeber : « Dette, les premiers 5000 ans »),  que j’ai relu aussi, plus qu’attentivement, avec des yeux nouveaux. S’y sont ajoutées des et de lectures nouvelles.

A ce propos, j’attends impatiemment le Livre de David Wengrow « What Makes Civilisation », dont la livraison est retardée, le prix a doublé, à cause des bureaucraties crées entre le Royaume Uni et l’Europe. Un tout petit symptôme de la folie qui s’est emparée du Monde

Les travaux de Graeber et Wengrow sont en effet du sérieux, du très sérieux.

Leur impact possible gigantesque.

Le dernier paragraphe de la conclusion du livre AU COMMENCEMENT ÉTAIT, en donne une indication on ne peut claire (bas de page 661 poursuivie page suivante) :

Désormais, nous y voyons plus clair quand nous tombons sur des études qui, rigoureuses sous tous les autres aspects, sont bâties sur une série de postulats qu’elles ne questionnent pas

  • Le postulat d’une société humaine «originelle», fondamentalement bonne ou fondamentalement mauvaise;
  • Le postulat d’un temps «d’avant» les inégalités et la conscience politique;
  • Le postulat d’un événement historique majeur qui serait venu tout bouleverser;
  • Le postulat de l’incompatibilité de la «civilisation» et de la «complexité» avec les libertés humaines;
  • Le postulat d’une démocratie participative naturelle dans les petits groupes, mais ingérable à l’échelle d’une ville ou d’un Etat Nation …

Nous y voyons plus clair, parce que nous savons maintenant que nous sommes face à des mythes.

Tout cela pour expliquer les raisons pour lesquelles ce livre m’a incité à aller plus loin dans mon auto-analyse et dans ma métamorphose personnelle. De même, mon « autocritique façon Morin » aussi, entamé depuis des années et dont les cours, une fois engagé, ne s’arrête jamais. Pour le coup ces efforts d’introspection se sont fortement «étoffés » à la suite de l’apparution de « Au Commencement Était ».

Loin de me décourager: les trois préfaces à l’autocritique d’Edgar Morin me sont revenues à point nommé, comme son “éloge de la métamorphose” pages 257 et 258 dans le N° spécial 114 des Cahiers de l’Herne qui m’a inspiré toujours plus d’engagement dans ma quête de sens.

Mise en Garde faite à mes enfants

Lors d’une réunion de famille intime avec mes enfants et petits-enfants, samedi 27 août, j’ai été frappé par le court-termisme et la nature essentiellement pratiques de leurs analyses et préoccupations. Je leur ai exprimé mon sentiment, et j’ai évoqué mon enthousiasme, que la lecture du mois a provoqué. Il m’a semblé me pas avoir été entendu.

Leur réaction m’apprend beaucoup, m’a fait beaucoup réfléchir sur le chemin qui me reste à parcourir. Je pense sans cesse à mes enfants, à mes petits-enfants et au futur lointain, y compris de celui de leur descendance.

Via eux, je pense à tous les enfants de ce monde, et à tous les vivants.

Passé le temps ou le bonheur de l’un fait le malheur des autres… Les divergences entre Darwin et Kropotkine nous en apprennent beaucoup, à posteriori !

Impossible pour moi de ne pas percevoir vers quoi que le monde avance. Il me semble s’assombrir chaque jour qui passe. Je pense qu’un changement radical de nos modes d’existence commune sur notre planète est seule capable de changer les cours des choses.

Je pense souvent aux générations qui nous ont précédé…

Je pense que chacun a avantage à voir le temps présent dans toutes ses dimensions historiques, géographiques, culturelles, politiques, sociales, sociologiques, spirituelles…

Mes enfants donc aussi

C’est ce qui m’a amené dès dimanche 28 août de leur envoyer un long mail explicatif dans l’espoir de les persuader d’y prêter une attention “vitale” cette fois à ce que j’avais essayé, sans succès apparents, de leur communiquer la veille.

Verba volant, scripta manent : J’écris aussi ce texte pour eux et pour donner suite au « mandat » auquel nous sommes, consciemment ou inconsciemment, tous engagés vis-à-vis et par les Morts

Pour mes enfants, pour tous les enfants, comme pour mon épouse et moi, les auteurs (DG et DW) avec leur “Au Commencement Était”, nous ont offert, et offrent au monde entier, un espoir et une perspective, une clé existentielle, une voie de sortie vers un monde meilleur.

Ce n’est pas sa complexité qui doit être mis en cause, mais les mythes pervers entretenus pour maintenir le sentiment de fatalité de façon artificielle, et qui n’a pas lieu d’être sauf pour servir ceux qui s’en servent pour maintenir leur pouvoir sur les autres

J’en appelle à Morin, qui a eu l’outrecuidance de déclarer devant un parterre d’intellectuels et de scientifiques réunis pour lui offrir le von Bertalanffy Price in complexity thinking :

« I am amazed by how researchers go about investigating complex systems.

They study complex systems  with uncertainty, randomness, chaos theory, but they don’t change their mind, they don’t change the structure of their Worldview, but in fact they need to undergo a paradigmatic change”

Page 19 de l’article paru pour donner suite à son intervention (désolé pour l’anglais)

Il en juge sa mise en œuvre juge vitalement nécessaire (lire son beau texte dans la conclusion de “La Voie” pages 297 à 300).

L’histoire analysée dans « Au Commencement Était », de son côté ajoute des arguments essentiels à la possibilité de bifurcations un changement des « paradigmes » permettent de croire en ses possibilités d’émergence.

Un exemple fort

Dans le passé déjà, des situations qui ont pu peut paraître désespérément fermées, se sont “retournées”.  « Au Commencement Était » en cite, les analyse et apporte des éléments convainquant, matériels, de cette possibilité de « retourner radicalement un système d’oppression.

Ainsi dans la plus ancienne ville du monde, çatal Höyuk, un système violant et coercitif, qui semblait inamovible, s’est brusquement transformé en coexistence mutuelle auto-généré et organisé entre citoyens égaux (page 271 du Livre), dans la même ville « réaménagée, sans destructions. Et cela pendant des siècles.

Graeber et Wengrow affirment dans leur livre comment une telle métamorphose est parfaitement possible, et à notre portée, en ce moment ! Seuls des sceptiques et des cyniques refuseraient de prendre connaissance et de s’informer avec un minimum de « confiance » et de générosité les informations et les analyses que formulent les auteurs ?

Pourquoi refuserions-nous encore, confrontés aux thèses des auteurs, de ne pas considérer le changement radical que peuvent provoquer la restauration de la confiance au sein de communautés et de leurs membres. La force résultante de l’éveil à leur capacité individuelle et surtout collective, de penser et d’agir dans un sens radicalement différent sens, par exemple en démarrant très pratiquement, en procédant Bottom Up.

C’est un possible qu’ouvre nos auteurs. Ils ne sont pas les premiers, ni les seuls ! De travaux de multiples autres penseurs, de tous temps, de toutes cultures, d’horizons les plus divers et variés, les rejoignent en cela.

De nombreux autres penseurs ont été ignorés, ridiculisés, combattus pour avoir pensé et souvent d’agi à contre-courant des téléologies dominantes. En effet, dès que ces penseurs les mettent en doute, pire en dénoncent les mensonges et les présupposés erroné et pervers et exposent les bénéfices et les privilèges d’une élite restreintes s’est attribuée au détriment des populations et de leurs cadres de vie.

Ces mensonges et présupposés sont cachées aux populations, par des manipulations diverses, assurant leur asservissement physique ET mental consciente ou inconsciente.

Tous « déviants » doivent donc être bannis (ou du moins « neutralisés). Ils risquent souvent leur vie et leur confort, et se confrontent à tout un arsenal de moyens (matériels, immatériels, légaux et illégaux, mentaux sociales et psychologiques, personnels et relationnels, …  Visant à les empêcher de poursuivre et diffuser leurs recherches et leurs combats malgré les oppositions farouches, criminelles et souvent mortelles.

Les exemples sont légion…

Didier Debaise et Isabelle Stengers par exemple ont très récemment synthétisé leurs travaux dans un article magnifique “An ecology of trust? Consenting to a pluralist Universe” (élaboré à partir de leur article en français, paru sous un titre moins accrocheur “Résister à l’amincissement du monde“. Ils y tracent les conditions de l’émergence d’une Possible métamorphose vers des modes coexistences « cosmopolitiques ». Livre malheureusement très peu accessible à ceux qui n’ont pas passé des années à « changer leur état d’esprit, la structure de leurs vues du monde (téléologies),  «  et étudier leurs travaux et ceux d’une très large constellation de penseurs et de chercheurs, de conformer à un changement de paradigme (traduction libre du final du texte de Morin ci-dessus – en ligne 85)

Comment relier des humains ordinaires, que tout empêche de réfléchir, qui sont manipulés et mutilés avec de moyens sophistiqués qui restent dans les mains des puissants, avec ces milliers de penseurs de tous temps, de toutes cultures et de toutes disciplines ?

« Cela parait toujours impossible, jusqu’à ce que ce soit fait » Nelson Mandela

J’ai cité l’exemple de çatal Höyuk, extrait de « Au Commencement Était », ligne 100

La sagesse de Kandiaronk en est un exemple parlant. Il est évoqué à pas moins de à 20 endroits différents dans live, et constitue un témoignage qui devrait inspirer particulièrement les lecteurs francophones, adeptes des « Lumières » de la France des 16 et 17ièmes siècles

Ces évocations sont révélatrices des idées émises par nos deux David plusieurs siècles plus tard.

Il me faudra encore beaucoup de temps pour sonder toutes les possibilités qui se cachent dans les tréfonds de ce livre. Le digérer totalement est sans doute impossible. En comprendre toutes les conséquences encore moins, cela devra se faire « en marchant »

En effet, si on se met en tête d’incarner « un chargement de paradigme » il y a lieu de suivre le « Caminante no hay camino, se hace camino al andar » si cher à Morin. Il n’est pas le seul à en avoir vu la nécessité et les conséquences, bien loin de là.

C’est ce que ce Magnum Opus révèle de façon unique : Une grande première qui révèle de manière convainquant les aspects nécessaires et essentiels d’une compréhension mutuelle de la diversité humaine à travers le temps, l’espace et les téléologies culturelles.

Les décrire d’abord, en tire l’essence même, et les mérites et limites est un tour de force, à mon avis jamais encore accompli, encore moins da façon accessible à tous qui veulent prendre la peine de s’y plonger.

De plus, les auteurs réussissent de faire apparaitre les possibilités cachées, qui peuvent résulter d’un l’effort de « reliance », de compréhension mutuels, d’empathie sublimant les paradigmes téléologiques-cosmologiques limitées.

Ces possibles n’apparaissent pas, restent enfouies trop souvent, inconsciemment dans les paradigmes « téléologiques » de l’examinateur de l’autre téléologie.

Comment faire pour surmonter ce biais ? Est-ce possible seulement? Comment faire ?

Dans « Nous ne sommes pas seuls au monde » Tobie Nathan lève le voile d’une possible.

David Graeber et David Wengrow posent « enfin », la question qui les obsède, guide leurs réflexions, leur aventure de recherche, qui a produit ce livre, comme suit en conclusion du chapitre 3, intitulé, « Dégeler l’âge de Glace », page 157:

En tout cas, il est clair désormais que les plus anciennes traces de vie sociale ressemblent bien plus à un défilé de carnaval où paraderaient toutes les configurations politiques imaginables qu’aux mornes abstractions de la théorie évolutionniste.

S’il est une énigme à percer, c’est celle-ci:

Pourquoi Homo sapiens, qui passe pour le plus sage des grands singes, a-t-il laissé s’installer des systèmes inégalitaires rigides et permanents après avoir monté et démonté des structures hiérar­chiques pendant des millénaires?

Était-ce vraiment une conséquence de sa nouvelle condition d’agriculteur ou de sa sédentarisation dans des villages, puis dans des villes?

Devrions-nous explorer le passé à la recherche du moment où, comme l’envisageait Rousseau, un homme a pour la première fois enclos un bout de terrain et déclaré:

« Ceci est à moi pour toujours», ou est-ce un autre combat perdu cl’ avance?

Podcast en français, d’une rare qualité, questionne David Wengrow

Ce podcast, durée une heure”, est accessible en suivant ce lien https://www.youtube.com/watch?v=CXOHLm5yBx 

En voici un extrait de l’annonce :

David Graeber et David Wengrow se fixent l’objectif de « poser les bases pour une nouvelle histoire du monde ». Une histoire du monde selon laquelle les « bandes » de chasseurs-cueilleurs n’étaient pas – comme on l’imagine bien souvent – des entités sociales parfaitement égalitaires, mais des groupes dotés de consciences politiques et capables de choisir une forme d’organisation sociale adaptée aux circonstances.

Une histoire du monde selon laquelle l’humanité n’a pas vécu une Révolution agricole mais des milliers d’expérimentations de modes de cultures qui n’ont pas systématiquement aboutit à l’adoption de l’agriculture.

Une histoire du monde dans laquelle il n’y a pas de fatalité, pas d’inexorable évolution vers les modes de domination contemporains.

Les auteurs renversent les idées communément acceptées sur la nature humaine.

Ils affirment que les hommes n’ont pas vécu dans des organisations égalitaires et bienveillantes avant d’adopter l’agriculture et d’« inventer » l’État.

Que ce n’est pas parce que les humains ont toujours été capables de s’attaquer mutuellement, que la guerre a toujours existé.

Que les hommes ne sont pas faits pour ne vivre qu’en petits groupes et que les larges communautés d’humains n’ont pas besoin d’être encadrées et contrôlées.

Je l’ai rencontré par hasard, et très récemment. Cela m’a incité à « oser » ce partage de mon expérience de lecture, dans l’espoir d’être compris.

Merci à “So Sweet Planet” pour en avoir pris l’initiative, et à Anne Greffe d’avoir a mené cette interview avec ce brio, « hors catégories », qui amené David Wengrow à lui offrir un compliment rare, donnant à la qualité des questions posées la clé de la réussite cette interview

UNE AVENTURE A ENTREPRENDRE ?

La fin du 15ième siècle déjà, il y a un demi millénaire, Guillaume Ier, Prince d’Orange-Nassau, exprimait la nature du pari, auquel les aventuriers de son temps s’engageaient:

“Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer.”

Quelles sont le rasons qui poussaient les aventuriers de l’époque d’entreprendre leurs voyages ?

Elles sont sans aucun doute multiples

Aujourd’hui, je pense que les raisons d’entreprendre une aventure, est d’une toute autre nature, et pour bien d’autres rasons.

Réparer les dégâts causés depuis un millénaire ?

Quel est notre avenir comme Humanité? A qui faire confiance pour assurer cet avenir ? Pour qui, pour quoi ?

Combien ne ressentent pas le besoin de « renverser la vapeur », de changer de « paradigme », de « métamorphoser notre façon commune d’être dans monde » ?

Gaia s’en mêle même!

Le changement de climat, les maladies transmissibles, les limites des ressources de la terre, les vivants autres qu’humains, les exceptions non encore domestiqués par l’Anthropos devenu narcissique comme espèce

Devons-nous espérer ? Morin dit :

Je sens présente en moi l’humanité dont je fais partie. Non seulement, je suis une petite partie dans le tout, mais le tout est à l’intérieur de moi-même.

C’est peut-être cela qui me donne l’énergie de continuer sur la voie qui est la mienne.

Et à un moment donné, sans que vous ne sachiez pourquoi, c’est comme une catalyse, quelque chose qui se passe, se transforme, bascule…

C’est cela l’espoir.

Exemple du principe Hologrammatiques de la complexité de Morin  (page 35 de l’intelligence de l’action ). Qui les « incarne » déjà dans ses pensées es et pratiques 

Comment faire pour que le tout (L’ensemble des Humains (L’humanité donc) associées à ce tout qui les entourent), émerge des « qualités » significativement différentes du tout actuel, (L’état dans lequel se trouve le Monde actuellement. ?

La métamorphose ne passe-t-elle pas par-là ?

« Au Commencement Était », cite des exemples de processus de Schismogenèse dans l’Histoires » (page 233 pour un exemple)

Où trouver de courage de prendre les risques de mettre en pratique des aventures expérimentales spéculatives qui ont le potentiel dd démontrer d’autres voies, et par là assurer la survie de l’Humanité sur notre planète?

Courage car elles seront considérées comme dangereuses pour le système en place, comme le disait Machiavel.

“Il n’y a point d’entreprise plus difficile, plus douteuse, ni plus dangereuse que celle de vouloir introduire de nouvelles lois. Parce que l’auteur a pour ennemis tous ceux qui se trouvent bien des anciennes, et pour tièdes défendeurs ceux même à qui les nouvelles tourneraient à profit. Et cette tiédeur vient en partie de la peur qu’ils ont de leurs adversaires, c’est à dire de ceux qui sont contents des anciennes ; et en partie de l’incrédulité des hommes, qui n’ont jamais bonne opinion des nouveaux établissements qu’après en avoir fait une longue expérience. Ainsi, il arrive que chaque fois que ceux qui sont hostiles ont la possibilité d’attaquer, ils le font comme des partisans, tandis que les autres se défendent tièdement, de telle sorte que le prince est en danger avec eux.

Le Prince, Nicolas Machiavel (trad. Abraham-Nicolas Amelot de la Houssaie), éd. H. Wetstein, 1683, chap. VI, p. 44-45 (voir la fiche de référence de l’œuvre) (texte intégral sur Wikisource

Mais comme on verra plus loin, si on veut métamorphoser un système complexe, il faut que tous les éléments du systèmes anciens y participent activement. C’est là que réside un de nœuds de la difficulté.

Il appartient à chacun d’apporter sa réponse. Tous doivent pouvoir participe.  C’est le principe le plus radical et le plus élaboré en théorie et en pratique, apporté par Michael Thompson (voir ci-dessous) dans ses travaux : Voir ici pour une synthèse.

Personnellement, j’ai choisi depuis belle lurette: Ce monde m’apparaît de plus en plus fou, inhumain, et incontrôlé et incontrôlable.

Je n’espère qu’une chose, c’est que depuis que la Guerre s’est emparée à nouveau du Continent Eurasien, que les crises économiques, financières, politiques, s’emparent sournoisement d’e l’Europe continentale, un grand nombre de citoyens s’engeront ensemble pour émerger cette aventure de la métamorphose.

Il ne me semble pas n’avoir d’autre choix que de parier sur un changement radical, vers un monde meilleur qui puisse assurer la vie digne, libre et épanouissante, pour tous

Ai-je raison ?

J’avoue avoir du mal à ne pas douter, mais j’entreprendrai ce qui est en mon pouvoir, je reste à l’écoute et à qui veulent penser et agir de même. C’est là que le dialogique bien conduite a toute sa place. (voir Le Moigne ici, ici, chapitre 11)

Le livre « Au Commencement Était » m’est apparu comme un évènement inattendu et majeur, un miracle

Il donne tout son sens à cette aventure, elle vaut la peine d’être poursuivie avec une résolution décuplée, sans hésitation, et je voudrais en faire partie au cours des années qu’il me reste à vivre. 

Dois-je rappeler cette citation attribuée à Einstein

« La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent »

Il en ressort clairement que c’est dans la mise en œuvre qu’il s’agit de s’investir.

En effet, il me semble que contrairement à tous les efforts entreprise depuis 500 ans, c’est sur l’inclusion de tous les humains que nous devons parier : Bannir l’exclusion, bannir la duperie, bannir l’asservissement.

Ceux sont en sont atteint viennent malades, jusqu’à la folie.

Puis il y a les exclus du système, dupés eux aussi. Les abandonnés, les ignorés, les oubliés… : Un dispositif les nourrit et les soigne (parfois), mais ils restent solitaires, se sentent abandonnés « humainement ». Combien y en a-t-il ?

On ne peut changer ceux qui ont peur d’être dupés, qui ressentent qu’ils le sont où le seront.

On ne peut sortir de l’asservissement seul, affirment haut et fort Debaise et Stengers dans les articles cités ci-dessus.

Mais on peut en guérir au sein d’une écologie de confiance. Elle peut leur permettre d’an guérir : il faut tout faire pour qu’ils en guérissent. C’est par leur inclusion qu’on leur guérison aura lieu.

Le changement ne passera-il pas d’abord par-là. Dans ce cas c’est une priorité… Ai-je raison ? Je reste à l’écoute !

Au fur et à mesure que je rédige ce commentaire, je commence à ressentir, à comprendre comment Graeber et Wengrow, Morin, Stengers er Debaise (et leurs complices, dans leurs constellations particulières) peuvent se rejoindre

J’aimerais leur ajouter Michael Thompson (déjà cité ci-dessus) à cette première liste de « constellations »

C’est un autre “outsider”, précieux, complémentaire, lui aussi, inspirateur d’autres constellations qui seront précieuses

Il a passé sa vie à lutter pour une refonte radicale des sciences sociales, politiques, des organisations et des institutions.

Depuis 2005, je ne cesse d’en parler, de le présenter, de rappeler l’importance de ses travaux et de sa vie. Il est aussi resté malheureusement marginalisée. Ses travaux, ses pensées, son expériences et sas pratiques, son « être », complètent merveilleusement de ceux cités ci-dessus

Je compte bien lui parler de ce livre de Wengrow et Graeber.

Cela pourrait lui donner espoir et confiance que ses efforts ont une possibilité de finalement aboutir sur quelque chose qui fait sens

Un avant-goût de l’aventure

Si l’avenir est conçu comme une aventure, cet avenir est imprévisible, inconnaissable, inimaginable, inconcevable… elle se construit en marchant

Cela dit, la « schismogenèse », évoqué à de nombreuses reprises par les auteurs de « Au Commencement Était » nous démontre que souvent les changements radicaux suivent une voie opposée à celle qui est courante.

En vertu de cette hypothèse, il n’est sans doute pas déraisonnable de s’attendre à ce que l’aventure nous mène à un enchevêtrement complexe et dynamique de coexistences dignes et respectueuses, reliées, à tous niveaux de signification, impliquant la nécessité d’une éthique d’inclusion de tous et de tout (Transformer l’exclusion en son contraire).

Cela exigera une intelligence des conflits qui permettra bannir la force comme moyen de domination, et une autre vision de la notion de liberté (voir page 459 à 468 de « Au Commencement Était »: sous le titre « où l’on développe la théorie des trois formes élémentaires de domination, en commençant à explorer ses conséquences pour l’histoire de l’humanité ») …  

Cela implique une volonté de reliance et une ouverture à l’apprenance  bien décrite dans  l’éducation du futur (Morin).

En écrivant je ressens de plus en plus où cette aventure pourrait mener, j’ai l’impression d’avoir levé le voile sur ce merveilleux (et difficile) texte « une écologie de la confiance”

Pourra-t-il émerger le pouvoir de la remise en question de chacun, dans un tout interdépendant et solidaire, dans lequel chacun consent à construire, apportant son génie et son énergie unique qui lui est propre, un univers pluraliste (Stengers er Debaise).

Je répète à présent succinctement…

Instaurer la reliance et la compréhension mutuelle, l’intelligence da la complexité, du conflit et de la dialogique et l’apprenance/éducation d’en futur complexe  (Morin).

Aller vers une “écologie de la confiance”, consentante des divergences plurielles et une multipolarité de l’univers (Stengers et Debaise)

Le tout immergé dans l’action selon l’adage de Thompson: “Always Learning, Never Getting it Right” et des sciences sociales et de leur mise en pratique, adaptées aux défis d’un futur régénérateur et prometteur pour tous et tout.

Et bien plus…

“Il ne nous fallait plus que ce livre de Wengrow et Graeber, résultat de leurs expériences et recherches et plus de dix ans de travail en commun,   pour nous permettre de réapproprier (reconceptualiser) l’histoire de l’Humanité, loin des balises d’un mythe simplificateur qui a dupé l’humanité.

Nous permettre ainsi de nous rendre compte de la prise que ce mythe du progrès a mutilé en nous et en notre Humanité. Il s’est répandu à travers le monde et a obligés quasi l’ensemble des humains de vivre (survivre) dans une liberté illusoire et perverse, qui s’est avéré en fin de compte n’être qu’une une prison, qui guide toute l’humanité au bord du précipice.

Pour les puissants cette prison est encore de l’or, jusqu’au moment où ils prendront conscience que la fameuse parole rassurante de Louis XV à sa maîtresse, Madame de Pompadour, « après nous de déluge » ne s’appliquera pas à eux .

Rebrousser chemin donc, pour tous, et découvrir qu’on peut guérir “du vivre dupés ou dupant”, pour régénérer la vie de tous et de tout?

Mérite et Hommage

C’est le mérite de Graeber (il nous a quitté prématurément, un mois seulement après la finalisation de son livre), et de Wengrow son “complice”, d’avoir eu le courage et la détermination, d’être mutuellement complétés pour sortis des voies tracées.

D’avoir dénoncé, de quelle maîtresse manière, ce système de pensées et d’action Occidental, imposée dans le monde par la force et la manipulation, qui a mené l’humanité entière dans le péché (sin pour ceux qui lisent l’Anglais je recommande ceci Nicholas Smaligo, “Closing Paradise’s Gate”.

C’est le mérite des travaux de Morin, Debaise et Stengers, Thompson, et de tant d’autres (vivants ou disparus) qui nous ont mis en garde et proposer d’autres voies que celles suivies depuis la nuit des temps et dont l’œuvre, si on les analyse « généreusement »,  se conjuguent mutuellement

Leurs efforts aujourd’hui pourraient aboutit à l’émergence d’une disposition des choses qui, selon mon sentiment, pourra permettre à la propension des d’aller dans le sens de la vie de reliance « cosmopolitique et d’épanouissement, capable de sauver l’humanité dans un consentement de la pluralité universelle (je me réfère aux travaux de François Jullien)

Terminons avec le titre et l’épigraphe du Chapitre 1 du Livre « Au Commencement Était »

Adieu Donc à l’enfance de l’Humanité

(Ou pourquoi ceci n’est pas un livre sur les origines de l’inégalité)

Cet esprit se fait partout sentir, dans la vie politique, sociale, aussi bien que philosophique.

Nous vivons précisément à l’époque de la « Métamorphose des Dieux », c’est-à-dire la métamorphose des principes et des symboles de base.

Carl Jung : présent et avenir (1962)

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Lettre à Dimitri au “Bonheur des Morts”

Mon Cher Dim,

Mon cher Dimitri,

En dessous de ta photo ci-dessous, (merci Vincent), le texte en dessous a a écrit par ta sœur.

Elle a été diffusée dans le monde, via son compte Facebook

Ta maman l’a ensuite relayée ; tes frères et sœurs également…dans leurs réseaux prpres.

C’est à mon tour à présent, avec retard, mais j’ai eu besion de ce temps pour réfléchir

Dim, tu t’es envolé beaucoup trop tôt… mais en menant ta barque jusqu’au bout, à travers vents et marées, comme tu le sentais dans ta « rêvalité », avec une résilience et une force que seul toi tu étais capable de déployer! Tu as franchi chaque obstacle de la vie, à la sueur de ton front, sans jamais rien lâcher. Ton rire, ton humour, ta force et ta détermination raisonnent en nous à jamais… Repose en paix, frérot!

Je le fais en effet toujours comme cela, c’est ma façon de faire.

Comme l’ont fait les enfants et Maman, je le fais aussi publiquement, car comme eux, je ne sais pas comment tu es le plus facilement « joignable ».

Mais ceci t’est évidemment adressé. Désolé, c’est long. Et pour moi très important de l’avoir faiyt ainsi. J’espère que tu pouuras le lire en entier. Je te prpose en effet quelque chose.

Je sais que tu vas me comprendre, toi le poète, le débrouillard, le gentil, et le malin, le généreux, le pacifiste, l’indépendant, le rebelle, en quête perpétuelle, le cœur sur la main,  d’amitiés et de liberté.

Toi qui as toujours su découvrir dans nos systèmes d’existence, les interstices invisibles à la plupart des « gens. Le système les pousse à être pressés et superficiels », à ne pas faire attention. Tu as choisi de passer outre, de vivre TA propre vie,  choisie par toi seul ? Tu as aussi choisi de ne pas interférer dans celle des autres, sauf par choix libre,  amitié ou «au sens d’une «  reliance » coopérative.

Paul Mc McCartney ici fait mouche, il parle de toi, il illustre aussi le piège que tu as réussi à éviter https://www.youtube.com/watch?v=e7aGAIWe3uE

J’essaye de m’adresser à toi comme je ne l’ai jamais fait.

Aurais-je dû ? Aurais-je pu? Je ne l’ai pas fait. Restant bien en ligne avec le

« Always Learning, Never getting it right »

Phrase avec laquelle je rabats les oreilles de ceux qui veulent encore m’écouter (ou me lire 😉).

J’essaye de plus en plus d’ailleurs « d‘incarner » ce “always learning, never  … right »

Pas facile, en dehors des clous, où rien n’est simple, ni facile, ni sans risques, ni prévisible, comme tu le sais si bien aussi.

Depuis l’annonce, par Daphné, de ton décès, mercredi matin, tu comprendras bien que toutes nos pensées et actions (ceux de notre famille) se concentrent autour de toi.

Je ne veux pas résister à me laisser envahir par tous les sentiments qui, très différents à chaque instant, s’amoncèlent depuis plusieurs jours maintenant. Passant de ma tête à mon cœur, et vice versa, en s’intensifiant, ils se cumulent au point où je dois à présent les partager, pour éviter tout débordement, tou gâchis de ce précieux cadeau. Avec qui mieux partager qu’avec toi, le donateur !

Ton décès a aussi ouvert en moi une pléthore très variée de registres de mémoire, qui se conjuguent avec les multiples situations vraiment préoccupantes dans lesquelles le monde se débat aujourd’hui. Je ne vais pas les partager ici, peut-être plus tard

En effet, la variété énorme de ces registres qui devraient s’imposer à tout vivant est gigantesque.

Car ce qui me frappe, c’est l’inconscience apparente de la grande majorité des gens par rapport aux situations qui nous confrontent. Je pense qu’ils en sont conscients, mais que la peur et l’inconnu du futur les dépassent, ils n’y sont pas préparés. Cela réveille donc chez eux un syndrome : celui de l’aveuglement, un blocage cognitif. Et cela commence au niveau des collectifs, mal préparés, bloqués même, incapables de s’adapter. Récursivement cela retombe sur l’individu : une spirale infernale.

Ton décès a provoqué un choc si puissant chez moi (nous), que les opposés famille/monde, passé/présent, immédiat/futur, mémoire/introspection, et autres dualités de ce type m’ont permis depuis de voir « les choses » avec plus d’acuité, avec des yeux nouveaux, à partir de perspectives élargies : de les ressentir aussi de façon plus aigüe, et paradoxalement avec un cœur apaisé… .

Ces mélanges font apparaître de nouveaux registres des possibles, du fait des combinaisons nouvelles éveillées et qui s’enchaînent plus clairement les unes aux autres.

Les effets en sont surprenants pour moi, pour la famille. Ils l’auront aussi sur notre entourage proximal, jusqu’à faire bouger, par enchainement successifs, peut-être, le niveau planétaire.

La complexité bien comprise nous enseigne que la totalité des parties est supérieure ou inférieure à leur somme en fonction de la qualité des « reliances ». C’est elle qui mérite toute attention. Elle enseigne aussi que le tout est « incommensurable »[1]

Cher Dimitri,

Ce qui précède est une élucubration très brouillonne par rapport à ce qui se passe dans ma tête.

Je viens de me souvenir de ce texte que maman et moi avions partagé, il n’y a pas si longtemps (31 mai), avec nos enfants.

Je le reprends donc :

  • Si notre façon d’aborder la vie et le monde ne suffisait plus pour éviter les destructions que nous lui infligeons ?
  • Si l’analyse et les solutions que nous dégageons, partaient d’une méconnaissance biaisée de la complexité que nous affrontons ?
  • Si ce biais procédait d’une « dissonance cognitive », pour éviter d’envisager l’imprévisible, l’inconcevable et ses risques ?
  • Si cette incompréhension nous forçait à fermer les yeux et notre esprit ?
  • Si l’histoire se répétait cette fois entre des ennemis capables de détruire l’humanité ?
  • Si un nouvel ennemi, bien plus puissant s’était réveillé à son tour – les forces de la nature – provoquant pandémies, drame climatique, extinction d’espèces vitales et exodes de populations affamées ?
  • Si notre incapacité à comprendre et organiser la nature des interconnections indispensables entre nous, et avec ce qui nous entoure, nous dépassait ?
  • Si la méconnaissance « scientifique » de nos limites poussait nos sociétés à la fatalité ?
  • Si cela provoquait une fuite en avant égoïste, basée sur des prémices erronées et contre-productives, et nous poussait vers un destin incontournable que l’humanité ne survivra pas ?
  • Si l’âme humaine, individuellement et collectivement, s’avérait capable de surmonter le désarroi et le désespoir que cette situation entraîne ?
  • Si l’Humaine acceptait les mystères, niées par la logique, et renouait avec ses sagesses éternelles, pour puiser dans ses ressources insoupçonnables
  • Si l’humanité pouvait réussir à s’entendre pour évoluer sur une voie salutaire ?
  • Si cette voie salutaire était celle d’un cosmopolitisme vertueux, inclusif et respectueux de tous et de tout ?
  • Si le tout pouvait se révéler être bien supérieur à la somme des parties ?

Finalement, cela résume bien le cœur de mes préoccupations avant ton décès

Et cela me permet d’aborder un nouveau registre : ma compréhension du mandat que ton décès me propose[2].

Mon cher Dim,

Il y a des choses qui nous dépassent. Elles vont à l’encontre de ce que la science voulait se réserver comme son domaine exclusif : celui de la connaissance maîtrisée

Tu le sais bien, toi, le roi des interstices (et toute ta vie en témoigne), qu’à force de vouloir tout expliquer, tout comprendre, pire, tout contrôler, on se berce d’illusions à propos de notre maîtrise sur tous les phénomènes auxquels la vie et des éléments nous confrontent .

Intuition? Synchronisation? Hasard? Nécessité? Prémonition? Pourquoi donc étais-je en train de penser autour des idées de Vinciane Despret sur la mort ? Paradoxalement elle fit le saut entre étudier « ce qui importe pour les animaux » et comment « le loup pourrait un jour vivre avec l’Agneau », et un tout autre, apparemment le Bonheur des Morts ».

J’avais delà lu et relu, l’entretien que Vinciane Despret avait conduit autour de ce dernier livre. Je l’ai bien évidement repris mercredi, avec une attention bien plus dirigée, tu vois bien à la suite de quoi, et j’y ai trouvé, en milieu de page 8 cette phrase :

« Robert Harrison avait une très jolie hypothèse là-dessus qui consiste à dire que le rôle, le devoir, le mandat des morts, c’est de persécuter les vivants afin qu’ils fassent attention aux générations futures. »

J’ai partagé en famille, bien évidemment, dès mercredi.

Et depuis je perçois que tu prends ton devoir très au sérieux. Tu as raison, mon cher Dim, le cours des choses sur notre planète nous impose de sortir des clous

Et cette« épiphanie» qui m’est apparue cette nuit: tu en est bien évidemment le messager:

Mon cher Dim : D’un coup de baguette magique, tout est devenu clair pour moi.

Mon devoir désormais est de témoigner de ta vie, qui a préfiguré le mode d’existence « cosmopolitique » nécessaire pour assurer l’émergence d’une « Ecologie de la confiance entre les hommes, consentant tous à la pluralité de l’univers… »[3]

Ta vie est celle qu’ont menés tous les réfugiés depuis la nuit des temps. Nous en sommes 

Vivre et laisser Vivre est le thème de Paul McCartney évoque ci-dessus,

En sa seconde partie, il montre l’horreur quand on le dénature.

What Does It Matter To Ya

When You Got A Job To Do

You Gotta Do It Well

You Gotta Give The Other Fellow Hell

Notre devoir est donc clair : corriger le tir… « always learning… »

Mon cher Dim, Tu as vécu et façonné librement ta vie, en toute autonomie.

Tu as trouvé les interstices pour ne pas te faire « capturer » par quelque système que ce soit.

Tu as trouvé aussi les interstices qu’il te fallait pour rester immunisé au chant des sirènes  « des systèmes », quels qu’en soient la nature ou les pays, visant à dévoyer l’humain

Tu as laissé les autres vivre leur vie.

C’est ce qui t’a mené à construire tant d’amitiés, que tu as soutenu, et qui t’ont soutenu. Cela porte un nom désormais : « l’écologue de la confiance ». Tes amis et toi ont démontré que consentir au pluralisme des parties coopérantes est naturel

Peut-on imaginer le pluralisme devenir  « universel » ?

Es-tu prêt à m’aider à l’atteindre, puisque tu l’as pratiqué avec bonheur. Daphné ne dit-elle pas tous cela, et si justement, dont repris ci-dessous

… en menant ta barque (ta vie) jusqu’au bout, à travers vents et marées, comme tu le sentais dans ta « rêvalité », avec une résilience et une force que seul toi tu étais capable de déployer! Tu as franchi chaque obstacle de la vie, à la sueur de ton front, sans jamais rien lâcher. Ton rire, ton humour, ta force et ta détermination raisonnent en nous à jamais…

C’est cette « rêvalité » que nous (les humains) devons collectivement réinventer

Veux-tu être ce phare qui baliserait la voie du futur à suivre, pour éviter les rochers ou les icebergs, et bien d’autres obstacles érigés par ceux qui bénéficient du système en place .

Les larmes d’Ansou en disent long sur la force et la solidité des liens (reliance) que tu as tissé avec tous ceux, nombreux, avec qui tu as fait des bouts de chemin dans ta vie … . J’y compte évidemment celui que tu as fait avec ta famille, et qui est resté irréprochable jusqu’à aujourd’hui.

Tu ne venais chez nous que pour fêter des choses, et tu nous épargnais de tes périodes difficiles et les évènements très lourd que tu as porté seul… Tu les as résolus seul aussi, en champion de l’autonomie responsable, participent conscient et engagé au mystère du tout.

Je disais à maman ce matin, Lapin « c’est toi qui as réussi à insuffler l’esprit de ton père à Dimitri, comme à tous les autres enfants… Tous son différents, tous sont autonomes, tous contribuent à leur manière unique à l’ensemble que constitue cette famille que tu as constituée, « reliée » au cours les 52 ans de vie en commun, est un miracle. Je suis fier d’en être.

Cher Dimitri, ta venue a permis, avec Sophie d’ inaugurer les deux pôles complémentaires que cette « tribu » ouverte .

Cela diffère fondamentalement de celle, fermée,  à laquelle Edgar Morin se réfère quand il tweet, en 2015

La tribu reconnaît comme penseurs ceux qui pensent leurs évidences, alors que penser est en rupture avec les évidences de la tribu @edgarmorinpari

A mes yeux, tu m’as confié un mandat, Cher Dim.

Je l’accepte de porter avec toi, et de le poursuivre sans relâche avec et grâce à toi.

A bientôt Dim, pour me contacter, le mieux c’est entre 4 et 5 heures le matin :  on échange, on imagine, on trouve les interstices, on se partage les tâches.

Après je me lève sans faire de bruit, pour ne pas éveiller Maman. Puis je nourris les poules, et je travaille sur le sujet qu’on a abordé jusqu’au petit déjeuner. D’accord ?

A très bientôt Dimitri, et certainement mercredi, la famille sera réunie au grand complet.


[1] Voir Francois Jullien : L’incommensurable

[2] Pour un vivant, je précise : Propose dans le sens Stengersienne (empruntée de Whitehead: voir proposition cosmopolitique https://edisciplinas.usp.br/pluginfile.php/4108101/mod_resource/content/1/Stengers_La%20proposition%20cosmopolitique.pdf

[3] Pour les vivants : « an ecology of trust: consenting to a pluralist univers” Debaise et Stengers.

En français les mêmes auteurs “Résister à l’amincissement du Monde » couvre le même thème  

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Thanks, Stephen Muecke’s engaging for HUMANITY

I have much respect for  Stephen Muecke’s engagement for “the Humanities”

Stephen Muecke

He diffused “essential, very often controversial, knowledge  and thinking, from very different fiefs of enquiry, in very different directions, across language barriers also

He diffused essential work of advanced French avant-garde thinkers

Lately, he made available on this platform the two volumes of Cosmopolitics from Isabelle Stengers https://unsw.academia.edu/StephenMuecke

So many more are available

Maybe he is already  in the course of translating, or at least making sure wide diffusing is reserved to

Viveiros de Castro’s « Aucun Peuple N’est Une Île » in English

Or

Bruno Latour’s Conflicts of Planetary proportions – a conversation, in French

Cosmopolitics, History and Conflicts, and abandoning the illusion that Humanity can survive on Islands (let alone in Space) are maybe too late, giving the evolution and the possible (probable?) “cosmopolitical consequences” of the war in Ukraine.

This is what I wanted to share today, Monday March 14th, 2022

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Ukraine a Turning Point

Do intuitions matter?

I am deeply concerned

It started to become dead serious with what is now called “The United States Capitol Attack”.

But my concern about “the State of the US” went sky-high reading this article from Michael Hudson, from the Hudson Institute “America defeats Germany for the third time in a century “

It only added to many other readings, best expressed in the warning expressed in Melville’s “Bartleby”. He was saying “there is something more important”, while being incapable of explaining “what is was that was more important”. This is reported in Isabelle Stengers’s “Cosmopilitican Proposal” (on page 4)

What is an essential “event”: Isabelle’s intuition, the Capitol siege, Hudson’s article the war in Uktaïne, yes “all events”, that combine, and remain at the forefront of attention

Or this small publicly posting, a post around Abraham Lincoln’s 1848 address to Congress (when he was still a young congressman) criticising the annexation by the United States of “Mexican territory”

It can be seen as a near-missed refusal to accept am very concerned about the outbreak and the outcome of the War in Ukraine

Michaels pos was this the culmination of a long list of deep readings, study, and practice, on top of recent experiences that were all indicating “there is something more important”

Leibniz’s lifework going back to the 17th century is exemplary. It is summarized in an extraordinary ”scientification exercise” of “storying” the role he played as a multi-faceted scientist, mathematician, philosopher and diplomat thereby allowing the creation of “dispositions” that favoured the “propensity of things” in the direction of a peaceful outcome of the centuries lasting religious wars in Europe, AND, in its course, avoiding an early “science war” with Newton.

Thanks to my friends at IIASA, I recently discovered much broader and mindboggling multi-polar views of the possible reasons and consequences leading to the War in Ukraine.

It indicates that today, it is only by taking the multiple rationalities of the actors interacting in the World very seriously, acknowledging and responding to them, that a peaceful outcome is possible.

Add to this, on top, the indispensable, irremediable necessity for any solutions to be “Cosmopolitically” responsible”, in our era of critical Nuclear and Climate risk.

This explains my concern.

A “cosmopolitical proposal to talking our dilemmas” is new to our World.

We should have known it long ago.

Take for example the speech held by a young American congressman, named Abraham Lincoln, on January 12, 1848. And compare it to Biden’s speech in 1997. What did we learn? Nothing!

Biden then was very aware of Putin’s “rationality” in 1997.

Putin expressed it with extreme vigour and honesty in very his clear and straightforward warnings on February 10th, 2007, at the 43rd Munich Security Conference.

Where are we today?

Did mainstream media report these irreconcilable contradictions as symptoms of our essential contestations?

How many are trained in thinking about differences as paths to “clumsy solutions”, described in Chapter 1 of the book: “Clumsy solutions for a complex World” ? published in 2006!!

Who can practice finding them and put them into practice?

In the same book, chapter 5 deals with “What can Russia Learn from China in its transition to a Market Economy”: answer in short: don’t rely on Harvard “expertise” funded with USAID money!!!

Dear Dipak, your deep reflections hit me in the face.

I cannot refrain from continuously wandering around them and beyond, together with the wisdom that came through from our other friends.

Today we should keep on searching and learning from the “controversial ideas, the uncomfortable knowledge, the contrarian opinions. We should be taking them seriously, acknowledging them and ensuring they are responded to. Taking the risk of posting them for them to be heard?

After all, that’s what clumsiness and complexity is all about and requires. Thanks to Dipak for allowing us to look at the World from a position on the top to the world (the Himalayas), being informed faithfully from your hideout, Nepal, the fulcrum of the multiple rationalities (cosmologies).

Your experience is unique, having been exposed to south and North, East and West: European, American, near and far Eastern, inclusive Indian, Soviet and many more cosmologies…

So many others can and do inform us too. Are we listening? Are we making the effort and time to “explore” and “understand”, “respect” innovators, support them?

We must take them all very seriously into account. Selecting them with Leibniz’s “Dic Nur Hic”

After all everyone on earth has a stake in the outcome of the Russian/Ukrainian war (and peace) given the very serious possibility of the fateful course of today’s events. Everyone has a unique role to play. Every-one can develop his personal gifts for contributing to a Better World (Goethe)

I bounced upon This 1962 article from Herman Kahn, apply tithed, “In defence of thinking”, a reaction to the critics of his controversial 1960 book, On Thermonuclear War.

It is I believe more actual than ever.

I wanted to keep this sharing exercise short.

I do apologize for incorporating so many links in support (in defence ) of my “thinking”

That has always characterized more than half a century of practice. I know it disturbs people who love simplicity. Shouldn’t we also move beyond the “Simplicity and complexity” duality?

These four links are significant to understand where my ideas are coming from

1.      Erich Jantsch and his editing this extraordinary book “Evolutionary Vision” shortly before his premature passing away in 1980: The title speaks for itself to answer a genuine question today: will the evolutionary vision elaborated by the sharpest minds on earth continue, given the disruption risks life on earth is facing today?

2.      Norton and Smith’s magnificent article suggesting s that “evolutionary vision”,” the unifying paradigm of physical, biological, and sociocultural evolution, needs to be fully embodied and deeply experienced in the human being, and that this can be affected by the experience at the heart of the “perennial wisdom tradition”, that is, that of “non-dual perception.”

3.      To better understand the “historical context “ and extend them to the stakes of the Ukrainian War, I suggest going back to Leo Tolstoy’s historical and metaphysical wanderings/warnings, in particular, the wisdom and foresight contained in the two epilogues of “War and Peace”

4.      If we Humans want to avoid the predicaments facing us, a new way of perceiving, thinking, and acting (together) is indispensable. Edgar Morin’s “ Seven complex lessons for education in the Future” edited in 1999 by Unesco, is the bare minimum to start with, and to “embody”

NB I am ready to send the material in pdf version to genuinely interested private readers charlesvdh@gmail.com

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Ukraine: a turning point

  • First Published on March 10, 2022

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Charles van der Haegen

Orbiting internally and externally imagining new original combinations at Materia Nova

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Do intuitions matter?

I am deeply concerned

It started to become dead serious with what is now called “The United States Capitol Attack”.

But my concern about “the State of the US” went sky-high reading this article from Michael Hudson, from the Hudson Institute “America defeats Germany for the third time in a century “

It only added to many other readings, best expressed in the warning expressed in Melville’s “Bartleby”. He was saying “there is something more important”, while being incapable of explaining “what is was that was more important”. This is reported in Isabelle Stengers’s “Cosmopilitican Proposal” (on page 4)

What is an essential “event”: Isabelle’s intuition, the Capitol siege, Hudson’s article the war in Uktaïne, yes “all events”, that combine, and remain at the forefront of attention

Or this small publicly posting, a post around Abraham Lincoln’s 1848 address to Congress (when he was still a young congressman) criticising the annexation by the United States of “Mexican territory”

It can be seen as a near-missed refusal to accept am very concerned about the outbreak and the outcome of the War in Ukraine

Michaels pos was this the culmination of a long list of deep readings, study, and practice, on top of recent experiences that were all indicating “there is something more important”

Leibniz’s lifework going back to the 17th century is exemplary. It is summarized in an extraordinary ”scientification exercise” of “storying” the role he played as a multi-faceted scientist, mathematician, philosopher and diplomat thereby allowing the creation of  “dispositions” that favoured the “propensity of things”  in the direction of a peaceful outcome of the centuries lasting religious wars in Europe, AND, in its course, avoiding an early “science war” with Newton.

Thanks to my friends at IIASA, I recently discovered much broader and mindboggling multi-polar views of the possible reasons and consequences leading to the War in Ukraine.

It indicates that today, it is only by taking the multiple rationalities of the actors interacting in the World very seriously, acknowledging and responding to them, that a peaceful outcome is possible.

Add to this, on top,  the indispensable, irremediable necessity for any solutions to be “Cosmopolitically” responsible”, in our era of critical Nuclear and Climate risk.

This explains my concern.

A “cosmopolitical proposal to talking our dilemmas” is new to our World.

We should have known it long ago.

Take for example the speech held by a young American congressman, named Abraham Lincoln, on January 12, 1848. And compare it to Biden’s speech in 1997. What did we learn? Nothing!

Biden then was very aware of Putin’s “rationality” in 1997.

Putin expressed it with extreme vigour and honesty in very his clear and straightforward warnings on February 10th, 2007, at the 43rd Munich Security Conference.

Where are we today?

Did mainstream media report these irreconcilable contradictions as symptoms of our essential contestations?

How many are trained in thinking about differences as paths to “clumsy solutions”, described in Chapter 1 of the book: “Clumsy solutions for a complex World” ? published in 2006!!

Who can practice finding them and put them into practice?

In the same book, chapter 5 deals with “What can Russia Learn from China in its transition to a Market Economy”: answer in short: don’t rely on Harvard “expertise” funded with USAID money!!!

Dear Dipak, your deep reflections hit me in the face.

I cannot refrain from continuously wandering around them and beyond, together with the wisdom that came through from our other friends.

Today we should keep on searching and learning from the  “controversial ideas, the uncomfortable knowledge, the contrarian opinions. We should be taking them seriously, acknowledging them and ensuring they are responded to. Taking the risk of posting them for them to be heard?

After all, that’s what clumsiness and complexity is all about and requires. Thanks to Dipak for allowing us to look at the World from a position on the top to the world (the Himalayas), being informed faithfully from your hideout, Nepal, the fulcrum of the multiple rationalities (cosmologies).

Your experience is unique, having been exposed to south and North, East and West: European, American, near and far Eastern, inclusive Indian, Soviet and many more cosmologies…

So many others can and do inform us too. Are we listening? Are we making the effort and time to “explore” and “understand”, “respect” innovators, support them?

We must take them all very seriously into account. Selecting them with Leibniz’s “Dic Nur Hic” 😉

After all everyone on earth has a stake in the outcome of the Russian/Ukrainian war (and peace) given the very serious possibility of the fateful course of today’s events. Everyone has a unique role to play. Every-one can develop his personal gifts for contributing to a Better World (Goethe)

I bounced upon This 1962 article from Herman Kahn, apply tithed, “In defence of thinking”, a reaction to the critics of his controversial 1960 book, On Thermonuclear War.

It is I believe more actual than ever.

I wanted to keep this sharing exercise short.

I do apologize for incorporating so many links in support (in defence 😉) of my “thinking”

That has always characterized more than half a century of practice. I know it disturbs people who love simplicity. Shouldn’t we also move beyond the “Simplicity and complexity” duality?

These four links are significant to understand where my ideas are coming from

1.      Erich Jantsch and his editing this extraordinary book “Evolutionary Vision” shortly before his premature passing away in 1980:  The title speaks for itself to answer a genuine question today:  will the evolutionary vision elaborated by the sharpest minds on earth continue, given the disruption risks life on earth is facing today?

2.      Norton and Smith’s magnificent article suggesting s that “evolutionary vision”,” the unifying paradigm of physical, biological, and sociocultural evolution, needs to be fully embodied and deeply experienced in the human being, and that this can be affected by the experience at the heart of the “perennial wisdom tradition”, that is, that of “non-dual perception.”

3.      To better understand the “historical context “ and extend them to the stakes of the Ukrainian War, I suggest going back to Leo Tolstoy’s historical and metaphysical wanderings/warnings, in particular, the wisdom and foresight contained in the two epilogues of “War and Peace”

4.      If we Humans want to avoid the predicaments facing us, a new way of perceiving, thinking, and acting (together) is indispensable. Edgar Morin’s “ Seven complex lessons for education in the Future” edited in 1999 by Unesco, is the bare minimum to start with, and to “embody”

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What Abraman Lincoln has to learn us about the RUSSIA-Ukraine War

https://medium.lessig.org/how-patriots-resist-unjust-wars-26aab6c55f0c

This long article is a must-read. It is written by Congressman Abraham Lincoln. On January 12, 1848, the young one-term congressman rose in the House to challenge the wartime President. Not an easy read though
It must be read also in connection with Andrew Bacevich Freedon Without constraints (https://lnkd.in/etmBZeMw) as cited in Bruno Latour’s Breathtaking “Comment penser la suite de l’aventure moderne?” (https://lnkd.in/eU25j-Gx)
I do believe the state of the World imposes us to move to another much more responsible level of perceiving, thinking and practice that forgoes the simplicity of TINA argumentation (https://lnkd.in/eNEZ6FEx)

Sorry for the intrusion in bringing forth “uncomfortable knowledge” in our otherwise “orderly life”, that is possibly heading to a lot of chaos, disorder and drama

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